| * OFFICIEL : Cérémonie d'hommage national rendu aux quatre soldats français tués en Afghanistan |
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| Vendredi, 27 Janvier 2012 15:54 | |||
![]() ALLOCUTION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE le mercredi 25 janvier 2012
Cérémonie d'hommage national rendu au Major Fabien WILLM, au Major Denis ESTIN, à l'Adjudant Svilen SIMEONOV, et au Maréchal des logis Geoffrey BAUMELA 93ème régiment d'artillerie de montagne - Varces (Isère) EXTRAITS
" ...L'Armée Nationale Afghane a mis sa confiance dans nos soldats car elle connaît leurs compétences, elle sait qu'ils sont les meilleurs pour former à leur tour des soldats de valeur pour défendre leur pays contre ses ennemis, pour protéger leur peuple et le nôtre contre le terrorisme.
C'est précisément la raison pour laquelle ces terroristes ont choisi de s'attaquer à des soldats français. Nos soldats ont été tués pour le courage, pour l'aide et pour l'espoir qu'ils apportent aux Afghans qui luttent pour la paix et la stabilité de cette région du monde. " ...Ne nous trompons pas de colère, ne nous laissons pas aveugler par la douleur, si vive soit-elle : l'ennemi aujourd'hui, c'est, une fois encore, le terrorisme qui prenant le visage de nos alliés, sous les dehors de l'armée régulière, a voulu frapper, à travers la France, l'idée même de liberté. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cette barbarie, par cet obscurantisme d'un autre âge, qui doit nous renforcer dans notre détermination à œuvrer pour la paix. Chaque soldat mort pour la France est vivant dans le souvenir de ses proches, comme il est vivant dans le souvenir de notre mémoire nationale. " ... Tous sont fiers des succès de nos armées. Tous acceptent aussi l'éventualité que leur engagement puisse bouleverser leur vie et celle de leur famille. Leurs proches connaissent ces risques, ils les acceptent par respect pour ce choix courageux, qui est à la fois si partagé et si personnel. Je veux aujourd'hui dire aux familles de nos soldats combien la France les admire :laisser partir un mari, un père, un fils, un frère, un ami, pour de longs mois, vers un horizon incertain, ce n'est pas une chose facile. Je voudrais que tous les Français se rendent compte que ces soldats partent pour eux, et qu'ils méritent la plus grande reconnaissance de la Nation. " ... La communauté des armées est à l'image de celle des gens de montagne, infrangible et éternelle. L'hommage funèbre de la nation a résonné hier entre les murs historiques de la cour des Invalides, il résonne aujourd'hui devant la solennité dépouillée de vos chères montagnes. Aux combattants des Glières, en parlant justement des Alpes, MALRAUX adressait ces mots en ultime adieu : « à ceux qui vivront ici, vous aurez enseigné que toute leur solennité ne prévaut pas sur le plus humble sang versé quand il est un sang fraternel. " ...Nos troupes de montagne ont été frappées, mais la fraternité du deuil n'entame pas la fraternité de combat. Le découragement ne fait pas partie du vocabulaire de nos armées. Vous qui avez accepté l'éventualité d'être un jour confrontés à l'inacceptable, je sais pouvoir compter sur votre courage, sur votre énergie pour poursuivre vos missions, dans la fidélité à l'engagement de vos frères disparus. " ...« De roc et de feu », « rien n'empêche » : ces devises sous lesquelles vous avez combattu ne sont pas de simples mots. Elles reflètent la force de votre engagement, le courage de nos armées, et la détermination de la France."
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