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Allocution du CEMA à l'IHEDN PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 27 Mai 2011 15:49

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Allocution de l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, à l'Institut des hautes études de la Défense nationale, le 20 mai 2011.

 

 

Mesdames, messieurs,


Avant de répondre à vos questions je souhaiterais, en guise d'introduction à notre débat, vous donner ma perception des principales évolutions d'une carte stratégique en mutation.

Votre session se sera en effet déroulée à un moment particulièrement intéressant de la vie des relations internationales mais aussi  de la vie de nos armées.


De la vie des relations internationales  parce qu'avec le printemps arabe, nous avons vécu une de ces accélérations dont l'Histoire a le secret.

De la vie de nos Armées  parce que dans un contexte opérationnel particulièrement tendu, elles ont poursuivi la mise en œuvre d'une profonde réforme, la plus importante qu'elles aient connue depuis la fin de la guerre d'Algérie ; réformes majeures liées, comme vous le savez,  à la parution du Livre blanc de 2008 et aux décisions découlant de la RGPP.

Sans me lancer dans un jeu dangereux de prospective géopolitique,  je voudrais néanmoins

-        dans un premier temps vous livrer ma perception stratégique  des évolutions en cours.

-        J'en tirerai ensuite les premières leçons  pour notre outil de défense.


I/  Les tendances stratégiques de l'effet « Venturi », c'est à  dire ce phénomène d'accélération que l'on étudie dans la mécanique des fluides.

J'identifie cinq tendances ; elles sont importantes à prendre en compte dans nos réflexions, notamment à l'heure où nous approchons d'une  actualisation du Livre blanc de la Défense et de la Sécurité Nationale (LBDSN) de 2008 programmée en 2012.


1ère tendance : la pertinence de l'idée de « surprise stratégique »  dans un monde complexe, fragile et dangereux.

La « surprise stratégique » n'est pas un vain mot.

Il suffit de regarder ces 20 dernières années:

- 1989 : le mur de Berlin s'effondre à la stupéfaction générale en une nuit, celle  du 9 au 10 novembre 1989 ;

- 2001 : c'est le traumatisme des attentats du World Trade Center,

- 2008 : une crise financière sans précédent ébranle nos modèles économiques.

- 2010 / 2011 : ce sont les révolutions du monde arabe  qui font irruption dans un ordre établi dont nous avions oublié les fragilités structurelles.


Ces crises ont deux points communs :

- Personne ne les avait anticipées ni même imaginées du moins sous cette forme ;

- Elles reconfigurent un modèle de monde fragile dont la durée de vie est aléatoire.

Si nous n'avons pas anticipé ou identifié ces bouleversements ;

- c'est sans doute d'abord  à cause de nos œillères géo- centrées ou simplement euro-centrées ;

- c'est aussi  à cause  de notre myopie intellectuelle avec cette incapacité à nous projeter au-delà de la première étape d'un raisonnement compliqué ;

- c'est enfin à cause  de nos visions plus statiques que réellement dynamiques : cette attitude qui consiste à ne considérer que des photographies instantanées, sans prendre la peine de dérouler le film complet.

Nous avons toujours autant de mal à nous remettre en question.


Et donc, nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles surprises avec un monde  plus complexe et des sociétés plus fragiles.

Un monde plus complexe :

- parce qu'il n'y a plus de blocs  et donc plus une, deux voire trois références !

- parce que les menaces  se sont multipliées, diluées et surtout combinées (terrorisme, prolifération, cyber-attaques, états faillis...)

- parce que les enjeux associés  aux défis écologiques et énergétiques,  aux défis économiques et démographiques, aux défis alimentaires et sanitaires, mais aussi, aux défis systémiques, sociaux et culturels sont porteurs de crises et de guerres.

- parce que la mondialisation  a modifié le paradigme des frontières géographiques et de la souveraineté associée.

- parce que l'omniprésence de l'information a un triple effet :

. elle est d'abord   mondiale et immédiate, nous forçant à porter un jugement rapide avec une vision partielle ou parcellaire des données.

. elle agit ensuite   comme un véritable levier politique : ce sont les révolutions arabes !

. elle convoque enfin  un tribunal permanent des opinions publiques, véritable contre-pouvoir politique !

C'est donc le règne de la compassion et de l'émotion au détriment de la réflexion et de la modération.


Nos sociétés sont plus fragiles aussi : la sophistication de nos organisations nous rend plus sensibles aux aléas ou aux déchaînements des forces de la Nature, plus vulnérables à d'autres facteurs irrationnels tout aussi déstabilisants !

Cette fragilité est renforcée par l'application à nos structures humaines des principes de rentabilité économique que sont le flux tendu et le zéro stock.


Notre monde est donc plus dangereux,

- parce que la guerre souvent absente des discours reste une réalité tragique de notre temps quelle que soit sa forme,

- parce que la force militaire reste un mode d'expression de la puissance, partout, même en Europe ; Europe qui s'obstine d'ailleurs à le nier dans une attitude  de schizophrénie incapacitante !

- parce que les haines et les ressentiments des hommes restent des matrices incontrôlables des conflits armés. Observons encore notre étranger proche !

Notre monde est donc dominé par son incertitude, son instabilité et sa faible lisibilité !

 

2ère tendance : la confirmation de l'arc de crise avec une instabilité chronique  pour la prochaine décennie.

Le LBDSN de 2008 avait parfaitement identifié l'arc de crise avec ses quatre sous ensembles critiques : la zone saharo-sahélienne et la corne de l'Afrique, le Proche Orient et la Méditerranée orientale, le golfe arabo persique et la péninsule arabique, l'Afghanistan et le sous continent indien.

La confirmation  de l'arc de crise, c'est bien la boîte de Pandore ouverte par le printemps arabe et ses issues incertaines - qu'elles soient heureuses ou malheureuses -  avec des situations par pays très hétérogènes.

En effet, la situation égyptienne n'est en rien comparable à la situation tunisienne, marocaine ou yéménite.

Les rives sud et est de la Méditerranée sont entrées dans une période d'instabilité et de recomposition avec des risques de crispations identitaires, politiques, économiques et sécuritaires que nous ne pouvons pas ignorer ou négliger.

 

3ème tendance : le  piétinement d'une Europe  cacophonique ou aphone, selon les cas, incapable de se concevoir en puissance globale  sur la scène internationale.

La crise libyenne est un révélateur de la défaillance européenne et des divisions de l'Union sur la conception même de la puissance. C'est ce débat de fond qui n'est toujours pas tranché et qui paralyse tous les efforts de construction d'une Europe de la défense.


D'un côté, nous avons les partisans de l'Europe puissance au sens « hard power » du terme.

Cette Europe est celle que symbolise le traité de Lancaster House. C'est la coopération franco-britannique entre deux pays qui entendent disposer d'un outil militaire complet, d'une dissuasion nucléaire et d'un siège au conseil de sécurité des nations unies (CSNU).

Ce sont des instruments de puissance hérités de la guerre froide et des empires coloniaux, certes ! Mais à mes yeux ils renvoient à des  exigences et des responsabilités légitimes !

De l'autre côté, nous avons les partisans de l'Europe influence au sens « soft power » du terme, toujours sensible aux sirènes pacifistes ; elle s'appuie sur la puissance économique et ses relais d'influence pour défendre ses intérêts.

A l'extrême, ce serait une Europe qui se verrait - with all your respect - en grande confédération helvétique mais sans en accepter les exigences en termes de défense !


Cette  dialectique devra être dépassée. Car, dans l'avenir, la question ne sera plus celle de l'Europe de la Défense, mais bien celle de la Défense de l'Europe.

L'Europe ne pourra pas éviter de se poser cette question de fond au risque de n'être ni une « Europe puissance », ni une « Europe influence » mais une Europe sans défense et sous influence !

Aujourd'hui, l'Europe ne semble pas vouloir tirer les leçons de la Bosnie ni de la deuxième guerre d'Irak.  Les outils offerts par le traité de Lisbonne pour une PSDC opératoire font long feu.

Sans une volonté politique collective des Etats membres, la PSDC ne pourra progresser et l'UE restera dans l'impasse.

Pour autant, avec la crise libyenne, l'OTAN a offert un cadre capable de rassembler des pays européens pour être le bras armé de la résolution 1973. Il y a donc bien une autre manière de travailler au sein de l'OTAN avec les Etats-Unis en retrait !

De là à reléguer l'UE au « soft power » selon le schéma de D.RUMSFELD, il n'y a qu'un pas, oh combien dangereux!

 

4ème tendance : un repositionnement américain conforme à la politique de M. OBAMA qui favorise un « multi partner world ». Victoire paradoxale de l'idée bien française de « multipolarité » !

Les Etats-Unis souhaitent nouer de nouveaux partenariats stratégiques.

Mais, l'Europe n'est que l'un de ses partenaires ; elle doit en tenir compte !

Le retrait relatif mais réel des Etats-Unis pose la question de la Défense de l'Europe que j'évoquais il y a un instant !

La question libyenne est un bon révélateur de la nouvelle attitude américaine vis-à-vis de ses alliés européens : leur volonté de ne pas se placer au premier plan est une première.

Elle montre l'intention américaine de laisser les européens prendre leurs responsabilités dans leur zone d'influence régionale en s'appuyant à la fois sur le couple franco - britannique et sur une structure otanienne qui a déjà fait ses preuves.

 

5ème tendance : une affirmation des « émergents » .

Les « émergents » (BRIC) ne forment pas un groupe homogène, mais revendiquent, chacun à leur manière un statut dans le concert des nations.

Ils  ont aussi bien  compris que l'affirmation de leur puissance, même régionale exigeait un appareil militaire complet et au niveau de celui du monde occidental.

Dans la crise libyenne, mais aussi dans la crise ivoirienne, de nouvelles voix se sont fait entendre.

Le Qatar et les EAU au sein des pays arabes ont tenu à jouer un rôle.

Le Nigeria, l'Afrique du Sud, mais aussi l'Ouganda et l'Ethiopie se sont affirmés comme acteurs influents au sein de l'UA.

D'autres comme la Chine ou la Turquie ont démontré des capacités autonomes d'action, notamment pour les évacuations de leurs ressortissants.

 

Je remarque aussi que nos partenaires stratégiques que sont l'Inde et le Brésil ne nous ont pas soutenus politiquement !

En effet, le premier mode d'affirmation de la puissance est souvent d'abord dans l'opposition !

Il faudra donc veiller à travailler avec eux afin de ne pas les laisser se cantonner à cette opposition systématique pour exister sur la scène internationale.

Ces quelques faits méritent toute notre attention : il faut compter sur l'émergence de ces acteurs stratégiques locaux ou régionaux. Il n'est pas dit qu'à l'avenir, des alliances de circonstances ne puissent pas venir compromettre des projets comme celui que nous avons porté au CSNU contre la Lybie !

La redistribution des cartes au niveau mondial et régional est en cours. Notre capacité d'influence en sera nécessairement modifiée, ne serait-ce que par notre poids économique relatif.

 

 

 

II/ Quelles leçons pour nos armées ?

 

La première leçon, c'est que la possession d'un outil militaire complet et cohérent  est la condition sine qua non pour porter une volonté politique  sur la scène internationale.

Aujourd'hui, peu d'acteurs stratégiques détiennent une armée utilisable, à caractère expéditionnaire et sont capables de porter une volonté politique  qui puisse s'imposer à la communauté internationale.

La France et le Royaume Uni sont les seuls en Europe. Leur réseau diplomatique et leur capacité d'influence hérités de leur passé de « grande puissance »  ont permis d'emporter la résolution 1973.

 

La deuxième leçon, c'est la qualité et la crédibilité  de notre outil de défense qui a permis de répondre à toutes les sollicitations de notre pouvoir politique, dans l'urgence et avec succès.

Je rappellerais qu'avec plus de 10 000 hommes déployés en opérations extérieures nous avons conduit simultanément des opérations hautement sensibles, au Sahel, en Afghanistan, en RCI, et bien sûr en Lybie, tout en étant déployés au Liban et en assurant la posture permanente de sûreté et de sauvegarde.

 

La troisième leçon, c'est que nous devons savoir durer.

Les guerres aujourd'hui sont des guerres lentes et longues, des guerres d'usure, des guerres qui durent !

Pour durer, il nous faut encore une fois combattre notre aveuglement, notre incapacité à anticiper et notre vulnérabilité à l'imprévu !

Aujourd'hui, trois facteurs nous sont favorables:

-        Le premier, c'est la pertinence d'une chaîne décisionnelle très courte.

Elle permet d'agir et de réagir dans l'urgence pour faire face à une situation opérationnelle délicate. C'est une caractéristique française.

-        Le deuxième facteur favorable repose sur un format d'armée en cohérence - enfin presque -  avec ses contrats opérationnels.

Les capacités d'appréciation, de décision et d'action autonomes permettent encore aujourd'hui une efficacité opérationnelle associée à notre niveau d'ambition, celui  déterminé par l'autorité politique.

Sans ces capacités complètes, cohérentes, réactives et flexibles,  nous n'aurions pas su assumer la simultanéité, la diversité, la sensibilité et l'urgence de ces opérations.

Nous n'aurions pas pu intervenir dans la crise des otages au Sahel en quelques heures ;

Nous n'aurions pas pu évacuer les ressortissants français mais aussi étrangers de RCI, ni soutenir le président légitimement élu, M. OUATTARA ;

Nous n'aurions bien évidemment pas pu  sauver BENGHAZI in extremis des forces de Kadhafi.

-        Le troisième facteur concerne la qualité du personnel de la défense : un personnel professionnel,  formé et entraîné,  animé par des forces morales qui font toute sa résilience.

Quand je parle de forces morales, je veux parler d'abnégation et de loyauté, d'honneur et de générosité, de sens du service et du bien commun, autant de valeurs qui ne sont pas simplement des mots mais un savoir-être, un savoir donner et un savoir servir dans nos armées .

Dans nos sociétés individualistes et hédonistes, cela ne va pas de soi !

Ce sont grâce à ces forces morales que nos armées tiennent la barre et se réforment en serrant les dents  tout en accomplissant leurs missions opérationnelles.

Ces forces morales, nous les devons à un système  de sélection et de formation performant qu'il soit technique, tactique mais surtout humain et éthique.

Ces forces morales, sont le cœur et l'âme de notre institution. Elles doivent être  cultivées, au quotidien.

 

 

Néanmoins à ce qui est perçu comme un satisfecit, je mettrai quelques bémols !

Les Armées sont aujourd'hui fragiles et fragilisées. Il ne faut pas le nier, ni se voiler la face : nous sommes dans une situation difficile. C'est un fait !

 

-        Elles sont d'abord fragilisées par cette réforme de fond qui vise à rationaliser notre administration et notre soutien, à l'aune des conclusions du Livre Blanc et dans le cadre de la RGPP.

Cette transformation est mise en œuvre au moment où nous absorbons les conséquences d'une crise financière et économique majeure : celle de l'automne 2008.

Cette transformation remet en question nos structures, nos organisations, nos procédures et nos modes traditionnels de fonctionnement.

Cette transformation ce n'est pas seulement la suppression de 54 000 postes au sein de la Défense, ce sont plus de 80 dossiers de réformes. C'est une véritable révolution tous azimuts. Pour l'armée de terre, par exemple, la BDD remet en cause une structure régimentaire vieille de cinq siècles !

Vous comprendrez aisément que dans un contexte budgétaire contraint, la conduite d'une telle réforme puisse fragiliser l'édifice !

 

-        Elles sont aussi fragilisées par des contraintes financières  importantes qui grèvent aujourd'hui notre endurance opérationnelle mais qui demain pourraient remettre en cause notre « régénération » c'est à dire, notre aptitude à assumer les missions qui nous sont confiées.

La cohérence de notre outil de défense repose non seulement sur des capacités adaptées aux missions mais aussi sur une formation et une préparation opérationnelle qui garantissent l'emploi de ces capacités et l'exécution de ces missions.


Aujourd'hui, en tirant sur les cordes de la préparation opérationnelle et de la formation, nous touchons aux équilibres de notre outil . C'est ma préoccupation principale.

A l'aube d'une révision programmée du LBDSN de 2008, à l'heure d'échéances électorales majeures pour notre pays...les problématiques qui touchent aujourd'hui notre outil de défense ne doivent pas être reléguées au second plan.

Je souhaite que la Défense soit un sujet ; non pas un enjeu, mais un sujet. Notre avenir et notre sécurité l'exigent!

"La défense est la première raison d'être de l'Etat. Il n'y peut manquer sans se détruire lui-même" nous rappelle le général de Gaulle ! Il savait de quoi il parlait.

 

-        Enfin, nos armées sont fragilisées par la distance qui existe entre le monde militaire et le monde civil ; distance, qui n'est pas nouvelle, mais distance  qui semble s'accroître.

L'absence d'universalité puis la suspension de la conscription ont conduit à l'ignorance grandissante  de la chose militaire, notamment chez les élites de notre pays, celles qui étaient exemptées depuis si longtemps et qui sont aujourd'hui aux affaires.

L'absence d'ennemi visible et intelligible, l'éloignement de nos interventions, l'illusion persistante des dividendes de la paix renforcent aussi cette méconnaissance des questions de Défense.

A ces facteurs, j'ajouterai la diminution des implantations et les réductions de formats qui réduisent  l'empreinte militaire sur le territoire et donc dans notre société.

Le sens de l'action militaire n'est donc plus toujours très bien compris pour le citoyen, pour l'homme de la rue. En démocratie, c'est lui qui a le pouvoir !

 

 

Pour conclure, je souhaite vous dire, que notre pays et nos armées ont besoin d'un esprit de défense.

C'est cet esprit de défense qui permettra à nos concitoyens de comprendre leur Armée.

Mais, l'esprit de défense n'est pas l'apanage des seuls militaires comme la défense n'est pas de la seule responsabilité des militaires.

Il serait dangereux de croire que l'esprit de défense gagnerait instantanément les Français à l'heure où l'Histoire ferait irruption dans leur vie quotidienne !

J'ai l'intime conviction que nous avons notre rôle à jouer dans cette approche civique de la défense, comme l'éducation nationale a un rôle à jouer dans l'éducation à l'esprit de défense !

Cela passe par cette sensibilisation individuelle et collective aux enjeux de la défense.

Cela passe par la promotion et la défense de nos valeurs, celles de la République que nous servons, celles de nos trois couleurs pour lesquelles des soldats aujourd'hui payent le prix du sang.

Innerver l'esprit de défense, passe par notre action au quotidien. Quelque soit notre poste de responsabilité, nous en sommes les relais ! C'est  l'une des missions de l'IHEDN.


Vous êtes donc  les acteurs de ce rayonnement.  Je compte aussi sur vous pour donner un corps et une âme à notre « esprit de défense ».

 

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