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* OPERATION en LIBYE: « Carton plein » pour les hélicoptères de l'armée de terre PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 04 Novembre 2011 15:30

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Extraits de l'audition du Général d'armée Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre,  par la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale.(19 octobre 2011).

 

L'armée de terre est volontairement restée dicrète sur l'action des hélicoptères....



 

 

Une nécessaire discrétion

« L'armée de terre est volontairement restée discrète sur l'action des hélicoptères pendant que se déroulait l'opération Harmattan (en Libye) : il n'est en effet pas d'usage de dévoiler les modes d'action utilisés alors même que l'opération est en cours.
Aujourd'hui il est possible de faire une première analyse ».

Une évidente complémentarité

« La complémentarité entres les différentes armées (armée de l'air et Marine) a été parfaitement adaptée à la situation : lorsque l'arme aérienne a atteint l'ensemble des cibles atteignables, l'adversaire se dispersant, la décision d'employer les hélicoptères de l'armée de terre a été prise.
Je salue le courage et l'efficacité des équipages, qui nuit après nuit, ont décollé du bâtiment de projection et de commandement (BPC) et accompli leurs missions ».

 

Une redoutable efficacité au coût minimal
« Au cours d'une quarantaine de raids, représentant 4 000 heures de vol, près de 600 cibles ont été détruites, soit près de 45 % de toutes celles détruites par les moyens français.
Je tiens à vous signaler que l'armée de terre devrait être remboursée à hauteur de dix-huit millions d'euros, soit 5 % du surcoût de l'opération, ce qui donne un bon ratio par rapport aux cibles détruites ».

 

L'emploi au plus près du sol de l'hélicoptère
« Je voudrais néanmoins insister sur la parfaite complémentarité avec l'armée de l'air et l'aéronavale. Nos hélicoptères agissent près du sol, en coordination avec les troupes au sol. Leur engagement a exactement correspondu avec la reprise des mouvements des forces terrestres du CNT, qui étaient jusque-là bloquées par les blindés et les moyens d'artillerie de l'adversaire, et donc dans l'incapacité de progresser ».

Général Bertrand RACT-MADOUX
Chef d'état- major de l'armée de terre

 

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