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5 décembre : hommage aux morts pour la France PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 07 Décembre 2010 15:41

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Le ministre d'Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, a présidé le dimanche 5 décembre 2010 la cérémonie d'hommage aux soldats « morts pour la France » lors des conflits en Afrique du Nord de 1954 à 1962.

 

« En cette journée du 5 décembre, la Nation tient à honorer dignement la mémoire de tous ses enfants tombés entre 1952 et 1962  pendant la Guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

 

Qu'ils reçoivent ici par cet hommage unanime et solennel la reconnaissance et le respect de notre Pays.

La France ne les oubliera pas et exprime sa gratitude envers ceux qui ont consenti au sacrifice ultime.

 

De 1952 à 1962, prêt d'un million et demi d'hommes ont servi sur la terre d'Afrique du Nord avec courage et détermination. Cette tragédie a manqué dans leur chair et dans leur cœur tous les combattants, militaires, rappelés ou engagés, harkis, membres des formations supplétives ou assimilées, gendarmes et policiers. I

ls ont de l'autre côté de la méditerranée, laissé une part de leur jeunesse, une part d'eux même.

Du djebel au désert, des oueds au centres urbains, ils ont défendu les couleurs de la France alors que parfois la République divisée doutait.

Ce conflit allait aussi opposé bien des Français.

 

Plus sans doute cette période, et notamment la guerre d'Algérie, occupe une place particulière dans notre histoire et notre mémoire collective, une place souvent faite d'incompréhension et de souffrance.

Que tous ceux rassemblés en ce jour qui ont vaillamment combattu en Afrique du Nord soient assurés de la reconnaissance de la République.

 

Cependant cette guerre a fait d'autres victimes. Il convient de rappeler le sort des Rapatriés d'Afrique du Nord qui durent abandonner la terre qui les avait vu naître.

Je tiens à rappeler aussi la mémoire de ceux qui sans être des combattants perdirent la vie au cours des affrontements. C'est pourquoi j'associe également à cet hommage les victimes civiles innocentes dont noms ont vocation à figurer sur ce monument.

 

Aujourd'hui, toutes les mémoires doivent pouvoir s'exprimer.

 

Près de 50 ans après, il est temps d'œuvrer à une mémoire apaisée.

Avec lucidité, sans complaisance ni faiblesse il convient de regarder toutes les réalités de ces années. Il est indispensable que la Mémoire rejoigne l'Histoire.

 

Le vrai défi, celui qui, finalement, apaisera, est de "traverser le miroir", de taire les passions et de considérer sereinement les faits.

 

La fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, qui vient d'être créée, constitue une opportunité pour favoriser cette recherche historique et l'échange des points de vue.

La route qui y conduit est longue et difficile, chacun en est conscient. Mais il importe de la suivre avec ténacité. Sa construction ne dépend que de notre volonté.

 

Nous le devons à tous ceux que la Nation honore aujourd'hui et à leurs familles. »

 

Alain JUPPE, Ministre de la Défense etdes Anciens Combattants .


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