La COHÉSION NATIONALE mise à mal : Apparences, réalités et responsabilités. LIBRE OPINION du Général (2s) François TORRES.

Posté le dimanche 07 janvier 2018
La COHÉSION NATIONALE mise à mal :  Apparences, réalités et responsabilités. LIBRE OPINION du Général (2s) François TORRES.

La fable d’une France unie et solidaire dans la peine de la disparition de Johnny Hallyday, « moment d’exception française »,  vient de voler en éclats. Elle s’est fracassée sur les exactions devenues presque « habituelles » commises dans la soirée du nouvel an, voitures brûlées et policiers agressés.

  

Destiné à adoucir les angoisses identitaires des Français, le message présidentiel à l’occasion des obsèques du chanteur de notre adolescence que certains comparèrent même aux funérailles de Victor Hugo, chevauchait une illusion : celle d’un « peuple français uni ».

 

Mais voilà, preuve d’une dangereuse fracture,  ceux qui pleuraient ce jour là le long des Champs Elysées et autour de l’église de la Madeleine n’étaient pas les mêmes que les incendiaires des voitures ou les lâches agresseurs d’une « policière » à Champigny sur Marne rouée de coups devant un local que, personnellement, j’ai un peu de mal à appeler une « salle de concert ». 

 

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1 031 véhicules ont été brûlés en France le 31 décembre 2017, dont 25% dans la région Île de France, en légère hausse dit la préfecture de police comme s’il s’agissait d’une statistique anodine d’accidents de la circulation, tandis qu’un agent de la force publique a littéralement été lynché. 

 

Hésitant à se défendre avec leurs armes par crainte d’une bavure, nos « forces de sécurité » sont devenues les têtes de turc d’une catégorie de la population française, mal intégrée, vindicative et débordant de haine pour qui le mythe Johnny n’a pas de sens. Comme certains rappeurs, le clament impunément « quand je vois la France les jambes écartées, je l’encule sans huile  et je rêve de loger dans la tête d’un flic une balle de Glock ».

 

Le 31 décembre, ils sont passés à l’action, loin, très loin, de l’attendrissement nostalgique et solidaire qui entoura les funérailles de Johnny.

 

Le pire est peut-être que l’évidence d’un problème ne parvient pas à passer la rampe de la bien-pensance tolérante donneuse de leçons et moralisatrice qui le nie.  Alors que le comédien Mathieu Kassowitz  n’a pas de mots assez virulents pour insulter la police – très gêné il a tout de même rectifié le tir après l’agression de Champigny -, le premier adjoint au maire explique cyniquement « qu’il ne s’agit pas de violence urbaine » et attribue le déchaînement sauvage et la responsabilité des incidents à, dit-il, à une mauvaise organisation de la soirée « concert ».

 

Pour élever le débat à la hauteur qui convient au-delà des insultes des réseaux sociaux, il faut s’interroger sur les responsabilités collectives des tenants d’un système qui, depuis des lustres nie l’autorité à l’école dédouane les familles de leurs responsabilités et, confondu en démagogie, a saccagé l’enseignement devenu à la fois égalitariste et profondément médiocre, laissant de jeunes cerveaux en prise directe avec la jungle de la haute mer d’Internet sans repères, sans capacité critique et de dialogue, sans connaissance de l’Histoire et sans autre référence exemplaire que le discours raciste, sectaire et violent de l'Islam radical, référence métaphysique de la force brute comme moyen de régler les conflits.

 

Mais la responsabilité n’est pas uniquement nationale.

 

Elle est aussi celle des autorités algériennes, gérontes embourbés dans la glorification sans nuances de leur combat contre la France coloniale dont la vision univoque a été flattée par l’actuel chef de l’Etat. A ce titre, ce courant de pensée pétri de flagorneries franco-algériennes culpabilisant sans relâche l’œuvre de la France en Algérie, porte aussi une responsabilité dans ces déchaînements de haine.

 

 Rappelant qu’à l’inverse d’Alger qui ne cesse demander réparation, les autorités de Rabat avaient accepté, en 2005, de reconnaître l’œuvre positive de la France créatrice du Maroc moderne. Dans un récent article paru dans Commentaire, Pascal Bruckner revient sur le déchaînement  vulgaire et insultant des rappeurs contre la France laissés impunis au nom de la liberté d’expression :

 « On peut penser que ces chansons “populaires“ surfent sur un créneau commercial, mais on peut penser aussi, peut-être moins superficiellement, qu’il s’agit là pour cette jeunesse qui hait la France et vit en France, d’une véritable crucifixion politique et psychologique. En d’autres termes, ce qu’on peut souhaiter à ces jeunes gens qui habitent les banlieues ou les cités, c’est de se réconcilier avec la Nation  où ils vivent, tout simplement pour se réconcilier avec eux-mêmes. On ne peut habiter durablement un pays que l’on méprise, sauf à se mépriser soi-même ». 

 

J’ajouterais que les autorités françaises y aideraient beaucoup en cessant d’écouter complaisamment les lamentations des héritiers cacochymes du FLN et en cessant de se fustiger sans fin.

 

Général (2s) François TORRES
(www.asafrance.fr)


Site de rediffusion : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr

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