LIBRE OPINION de Laurent LAGNEAU : Le ministère des Armées sera-t-il le dindon de la farce lors de la vente de l’hôpital du Val-de-Grâce ?

Posté le mardi 28 novembre 2017
LIBRE OPINION de Laurent LAGNEAU : Le ministère des Armées sera-t-il le dindon de la farce lors de la vente de l’hôpital du Val-de-Grâce ?

 Décote « Duflot », cessions pour « l’euro symbolique » à titre de compensation aux collectivités locales lors de la fermeture d’une base ou d’une caserne, arbitrages défavorables, comme pour l’îlot Saint-Germain et l’Hôtel de l’Artillerie, à Paris… En matière d’immobilier, le ministère des Armées peine obtenir les recettes sur lesquelles il compte pour mettre un peu de beurre dans les épinards.

Et une nouvelle affaire concerne l’avenir de l’ex-hôpital militaire du Val-de-Grâce, qui a fermé ses portes en 2016. Ce bâtiment vaudrait au moins 100 millions d’euros. Si ce n’est plus, à condition qu’il soit vendu à un investisseur privé. Seulement, selon le Journal du Dimanche, deux autres ministères ont des vues sur lui.

Ainsi, le ministère de l’Intérieur souhaiterait en faire une  » « Cité du renseignement », en y regroupant des antennes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Celui de la Santé se verrait bien y implanter un « campus » regroupent les différents services de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale).

Lors de son audition par les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, le secrétaire général pour l’administration (SGA), Jean-Claude Bodin, avait évoqué ce dossier. « Un certain nombre de services publics ont émis le souhait de le récupérer. La condition est pour nous que le compte d’affectation spéciale soit bien alimenté du prix que retiendra la direction de l’immobilier de l’Etat », avait-il assuré.

Va-t-on vers un tel scénario? Pas si sûr à en croire le Journal du Dimanche. « La simple compensation financière versée par l’administration qui s’installerait au Val-de-Grâce serait sans commune mesure avec le fruit d’une cession à un investisseur privé », écrit l’hebdomadaire.

« Nous avons marqué notre préférence pour une cession au privé. Notre intérêt est de vendre le plus vite possible au meilleur prix, nous avons besoin de ressources. Mais si l’État décidait de confier le site à un autre ministère, nous n’aurions pas de commentaire à faire », a déploré un responsable de l’immobilier au ministère des Armées, auprès du JDD.

Le président Macron devrait rendre un arbitrage dans ce dossier d’ici quelques jours. Mais après la perte d’une cinquantaine de millions subie par le ministère des Armées lors de la cession, à la Ville de Paris, de l’îlot Saint-Germain, une nouvelle décision défavorable serait de trop.

 

Laurent LAGNEAU
(Opex360)

 

Source de rediffusion : www.asafrance.fr

 

Articles parus dans  le numéro de septembre de la revue Engagement.
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Source : www.asafrance.fr

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