| * Lettre de l’ASAF 10/11: ARMEE PROFESSIONNELLE, ARMEE de la NATION |
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| Lundi, 20 Décembre 2010 16:45 | |||
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La suspension du service national a largement contribué à éloigner les Français de leur armée. Les jeunes générations... Lettre de l'ASAF 10/11
« Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)
"Armée professionnelle, armée de la nation" La suspension du service national a largement contribué à éloigner les Français de leur armée. Les jeunes générations de dirigeants ignorent dorénavant tout ou presque de cette communauté consacrée au service des armes de la France. S'il est heureux et fier des succès opérationnels remportés au nom de la France, il souffre de l'indifférence de trop de ses compatriotes et du désintérêt que manifestent certains hauts responsables pour les questions et l'institution militaires.
Soldat professionnel La disponibilité est une exigence permanente, la discipline un principe fondamental ; la préparation au combat est son quotidien et la guerre demeure sa finalité.
Membre de la communauté militaire C'est animé de cet esprit que le soldat affronte, le moment venu, la souffrance et la mort.
Au service de la nation La défense est le premier devoir de l'Etat ; l'armée reste, aujourd'hui comme hier, l'ultime recours de la nation. Force est de constater que les moyens dont elle dispose actuellement ne sont plus à la hauteur de ses besoins. Depuis plus de 30 ans d'incessantes coupes budgétaires ont divisé par deux l'effort que notre pays consacre à sa défense. Les conséquences se font cruellement sentir aujourd'hui : pertes de capacités opérationnelles majeures, paupérisation accélérée des forces et réduction importante de l'effort de recherche et développement.
Aussi et malgré les difficultés financières considérables auxquelles elle est confrontée, la France doit impérativement réinvestir dans sa défense faute de quoi, l'outil dont elle dispose encore, n'aura plus dans quelques années ni cohérence, ni réelles capacités. Déjà des signes très inquiétants affectent le moral des personnels.
«Tant que la Patrie n'est pas directement menacée, l'opinion répugne aux charges militaires » constatait non sans inquiétude, un esprit clairvoyant des années 30. Nous savons où cela nous a conduits.
Henri Pinard Legry
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