

* LIBRE PROPOS : La France peut-elle abandonner les interprètes afghans qui l’ont servie ?
Mercredi, 05 Juin 2013

Par le Général(2S) de Corps d’Armées Bruno ELIE....
| Pacifisme et réalisme |
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| Mardi, 30 Novembre 2010 15:36 | |||
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Dans une Gazette d'un canton de la Dordogne, j'avais fait paraître en mai 2008, quelques lignes sur le pacifisme à partir d'un exemple tiré de la Seconde Guerre mondiale. Le texte de l'UFAC, présenté le 11 novembre 2010, suscite de multiples réactions et vient confirmer l'existence d'un courant de pensée qui n'évolue pas. Mon article est donc toujours d'actualité. Par le Général KUNTZMANN Le pacifisme a toujours été un vœu pieux qui, paradoxalement, a fait de nombreuses victimes en démobilisant les esprits aux pires moments. Pour simplifier, en France, on peut considérer qu'il est lié à la conscription et à tout appel sous les drapeaux en situation difficile. A bien y regarder, le bilan du pacifisme est finalement très limité, car il a toujours été confronté à des réalités qui le dépassaient. De fait, dans tous les pays, mourir pour son pays en combattant reste un acte héroïque. Donner sa vie pour que d'autres vivent en paix est tout le sens de nos monuments aux morts. Mais il est toujours utile de rappeler que le combattant, volontaire ou non, est aussi un homme de paix. Seulement, il n'est pas pacifiste au point d'être aveuglé par une forme d'idéologie ou par une utopie orchestrée. Certes, la folie des généreuses utopies pacifistes qui ont enchanté certains esprits leur paraissait objective.
On peut admettre que ce sont des raisons généreuses qui déterminent l'antimilitarisme et le pacifisme. Mais, trop souvent, ceux qui prônent le pacifisme sont déterminés par un lâche intérêt, une vile ambition ou simplement une haine personnelle, dont les fondements sont sans rapport avec la réalité d'une défense par les armes. A bien y regarder, il y a effectivement trop de bas mobiles, dont celui de la lâcheté ou de la naïveté, comme nous le verrons plus loin. Tout cela n'empêche pas d'affirmer que la guerre est une monstruosité. Il faut souhaiter la paix universelle, si lointaine qu'elle fut, et travailler de toutes ses forces à la fonder, mais il faut, en attendant, avoir la volonté, les moyens et la capacité de défendre cette paix.
Sans un exemple, cette question pourrait sembler abstraite. Il est donc temps de faire appel à Albert Einstein. Tout le monde connaît le fameux savant qui publia la théorie de la relativité et qui reçut le prix Nobel de physique. Un cerveau génial qui parvint à quantifier l'énergie disponible dans la matière avec l'équation e = mc2. On retrouve le visage de ce génie imprimé sur des t-shirts. Impression qui est généralement l'œuvre de mouvements pacifistes qui feignent d'ignorer la vérité de l'homme et s'ingénient à manipuler les esprits. En effet, Einstein était le fameux pacifiste, quasi intégriste, qui avait parcouru le monde pour demander de désobéir. C'était peu avant la Seconde Guerre mondiale. Le seul problème, c'est qu'il avait devant lui Hitler et le nazisme. Lui, le bel esprit, ne voyait pas que prôner le pacifisme ou militer pour le pacifisme, c'était ouvrir un boulevard à la barbarie. Le dictateur n'en demandait pas tant... Einstein s'était trompé et avait trompé une bonne partie de la population du monde. Nombreux sont ceux qui ont voulu oublier cette tromperie. Il est toujours difficile de reconnaître une vérité qui bouleverse une conscience chargée de honte. De cela, retenons surtout qu'Albert Einstein a eu le courage de reconnaître son erreur profonde. Il a reconnu que son combat était mal venu et qu'il ne pouvait que le regretter. Peu d'oreilles ont entendu ou voulu entendre cette repentance qui dérangeait. Pourtant, il est important de la garder en mémoire quand la faiblesse, l'égoïsme ou la couardise peuvent guider nos intentions devant l'adversité. Les morts pour la France et tous ceux qui ont servi et servent notre pays par les armes n'en ont que plus de mérite. Raymond KUNTZMANN
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