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* Liberté d’expression:« sans la liberté de blâmer,il n’est point d’éloges flatteurs »(Beaumarchais) PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 11 Janvier 2011 15:30
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Par le  Général ROUDEILLAC (2S).


"Deux Français se font tuer au Niger, un sous-officier français se fait tuer en Afghanistan.

Que font les médias?

Face à ces trois destins cruels, ils relèguent au second plan de leurs préoccupations la mort en service du militaire français, pour commenter à souhait la fin tragique de deux hommes, qui avaient fait le choix de se rendre au Niger, pour des raisons qui leur étaient propres.

 

Et en cela réside la différence avec le 53° militaire tué au combat.

Ce militaire s'est rendu en Afghanistan sur ordre de la France ou plus exactement sur ordre des représentants politiques des Français. Cette obéissance aux décisions de la Nation mériterait de ne pas passer au second plan.

Ce sous-officier tué au combat mérite donc notre compassion.

 

La France doit se sentir responsable de ce qui lui est arrivé.

 

Les médias feraient bien de souligner la grandeur du sacrifice consenti et du métier des armes, la noblesse de l'obéissance aux décisions de la démocratie, le respect que se doit d'avoir la nation à l'égard de ses armées et de ses enfants qui acceptent de servir, sans compter.

Mais le plus insupportable demeure l'indifférence, voire le mépris de certains faiseurs d'opinion, convaincus de détenir la vérité."

 

Ce texte proposé au blog du figaro a été refusé au nom « de la charte éthique du journal »

 


général (2S)  Roudeillac


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