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Lettre ASAF 09/04 - Honorer les morts, devoir des vivants


2 novembre, jour des morts, les morts de toutes les familles.
11 novembre jour anniversaire de la fin de la guerre de 1914-1918 ; journée où la France se souvient du sacrifice du million et demi de ses enfants pour que leur pays demeure libre.

Lettre ASAF 09/04 - Honorer les morts, devoir des vivants

Honorer les morts, devoir des vivants

2 novembre, jour des morts, les morts de toutes les familles.

11 novembre jour anniversaire de la fin de la guerre de 1914-1918 ; journée où la France se souvient du sacrifice du million et demi de ses enfants pour que leur pays demeure libre. Sacrifice unique à ce jour, dans une république, d’un peuple qui acceptait de se battre à mort, pour sa liberté et la défense de son sol.

C’est autour de cette date que doivent se retrouver encore et toujours l’ensemble des Français

Le dernier poilu mort, il appartient à tous les Français d’assurer la relève de la mémoire de tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur. Nous venons de célébrer, le 3 septembre dernier, le 70ème anniversaire de l’entrée en guerre de la France, il nous faut maintenir aussi le souvenir des cent mille morts des combats de 1940 si souvent oubliés.

A cet égard, quand les armées célèbrent un fait d’armes comme celui de Camerone par la légion étrangère, elles ne célèbrent pas, comme l’écrivent certains ignorants, une défaite, car Camerone est le symbole du combat mené jusqu’au bout du sang, dans l’accomplissement de la mission.

La question qui se pose aujourd’hui à tous les Français est simple et claire : sommes-nous encore capables de nous sacrifier pour quelque chose qui nous dépasse, pour la liberté de notre pays, pour défendre nos familles et… nos morts ?

Des soldats français tombent chaque mois, en Afghanistan et en Afrique au cours des opérations de guerre que notre gouvernement a décidé de conduire. Ils ne meurent pas par accident mais bien aux frontières de la démocratie, conscients de risquer leur vie pour un idéal de liberté.

Ils assument l’héritage de ceux de 1914 de 1940, d’Indochine et d’Afrique du nord.

Ces soldats tombés au combat, trop souvent oubliés dans les livres d’histoire de nos enfants et parfois insultés par les collaborateurs de nos ennemis d’alors, il est temps de les honorer ; deux problèmes demeurent encore à résoudre :

  • Comment permettre aux familles de soldats tués ou disparus au fond d’une jungle obscure, dont on retrouve chaque jour les traces, de faire leur deuil et de pouvoir se recueillir sur la tombe de leur fils, leur père ou leur mari? Faut-il rapatrier leurs corps ou, comme l’ont fait nos alliés pour leurs soldats tués en France, les regrouper dans des cimetières militaires français au Viêt-Nam, au Laos et au Cambodge ?
  • Encore aujourd’hui les familles de six cents soldats disparus au cours de la guerre d’Algérie attendent que les corps de leurs enfants leurs soient rendus. Un travail solide a été entrepris par leurs camarades qui consacrent leur temps à la recherche des sépultures. Ils ont droit à tout notre soutien.

Cette année, la France a mis d’importants moyens militaires pour rechercher les corps disparus dans de récentes catastrophes aériennes.

Avec la même volonté, elle ne doit pas éluder ou renoncer à l’effort nécessaire pour ramener sur son sol ses fils perdus, afin qu’un jour elle ne connaisse pas la honte de les avoir abandonnés. C’est sa souveraineté et la cohésion de la nation qui sont en cause.

C’est aussi et surtout notre devoir ; il y va de notre honneur.

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