Analyses

Lettre ASAF 09/07 - «Soutenir l’armée et servir la France »


Plus de soldats français des armées de terre, de mer et de l'air sont engagés dans des opérations de guerre et passent les fêtes de fin d'année hors de France, pour défendre, loin de ses frontières, la sécurité des Français et les intérêts de la Nation.

Lettre ASAF 09/07 - «Soutenir l’armée et servir la France »

«Soutenir l’armée et servir la France »

Noël est, dans notre pays et en Europe, le symbole même de la fête de la famille et de la joie. Le nouvel an est celui de l’échange de cadeaux et de vœux. C’est un jour de fête et d’espoir. Plus de 10 000 soldats français des armées de terre, de mer et de l’air sont engagés dans des opérations de guerre et passent les fêtes de fin d’année hors de France, pour défendre, loin de ses frontières, la sécurité des Français et les intérêts de la Nation.

Notre pays, qui envoie ses soldats le servir au loin, a le devoir de les soutenir tout le temps de leur engagement, c'est-à-dire avant, pendant et après leur retour ; les autorités en premier lieu mais aussi chaque Français quelles que soient ses idées politiques.

Avant le départ en opération, cela signifie naturellement les équiper, leur donner le matériel le plus efficace et leur permettre l’entraînement le mieux adapté.

Cela signifie également que la population toute entière et sans réserve leur manifeste son soutien et marque sa sympathie pendant l’engagement. Quel est le soldat qui reste insensible au dessin ou à la lettre adressé par un enfant à l’occasion de cette fête de Noël ? Quelle section de combat, quel équipage ne ressent pas la joie d’un cadeau offert par une classe, une entreprise, une association ? Quelle unité ne sera pas touchée par un bel article paru sur elle dans un média ? Quelle famille, dont l’un des parents est parti en opération extérieure, n’appréciera pas un coup de téléphone ou une lettre de soutien?

Mais il y a aussi le retour des soldats et l’on sait que ceux-ci malgré la joie des retrouvailles ont besoin de la reconnaissance et de l’attention de tous leurs concitoyens. Il y a ceux qui sont blessés dans leur chair, qu’il faut aider à surmonter les souffrances, les difficultés de la rééducation, à préparer à une éventuelle reconversion. Il y a ceux qui sont marqués dans leur esprit et dans leur âme, dont les souffrances ne sont pas visibles. Ils méritent aussi la fraternité de tous les Français. Il faut leur manifester l’estime à laquelle ils ont droit ; il faut les remercier de ce qu’ils ont fait au nom de la Nation afin de les réconforter et de les aider à surmonter les chocs qu’ils ont subis.

Rien n’est pire par exemple que cette attitude à la fois incompréhensible, honteuse et insultante d’une élue municipale de Vannes qui a refusé de se lever pour la minute de silence demandée en souvenir des soldats du régiment de la ville tués en Afghanistan.

Les conflits, dans lesquels la France est engagée, sont des opérations de guerre. Ils exigent l’appui constant, attentionné et dans la longue durée de la Nation. Les soldats ne doivent jamais être oubliés, d’autant qu’ils combattent au nom de la France toute entière. Ils doivent être l’objet de la sollicitude de tous les Français car ceux pour qui ils souffrent et meurent sont leurs concitoyens, des hommes et des femmes, de droite comme de gauche, âgés ou jeunes, de toutes origines.

Parmi ces soldats, il y a aussi des étrangers qui ont rejoint et servent la France. Ils font leur la célèbre phrase du Lieutenant colonel AMILAKVARI, prince géorgien, commandant un régiment de légion étrangère en 1942 à Bir Hakeim :

« Nous, étrangers, n’avons qu’une seule façon de prouver notre amour pour la France : nous faire tuer pour elle ».

Cette parole est sans doute un élément de réponse ou au moins de réflexion à la question sur l’identité nationale à propos de laquelle, depuis peu, tant de gens s’affrontent et certains s’insultent.

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