ANNIVERSAIRES

Posté le jeudi 20 août 2020
ANNIVERSAIRES

20 août 1883 : capitulation des forts de Thuan-An (Tonkin, actuel Vietnam). 

Le contre-amiral Courbet bombarde les forts commandant les approches de Hué et fait débarquer une troupe d’assaut. Le 25 août, l’empereur d’Annam cède le Tonkin à la France. 

 

20 août 1914 : premier échec allemand à l’Est (Gumbinnen – ancienne Prusse orientale, actuelle Pologne). 

Galvanisé par la récente victoire de von Prittwitz à Stalluponen, le 17 août, le général Herman von Francois attaque prématurément les forces russes du général von Rennenkampf et permet à ce dernier de déceler le dispositif ennemi en plein préparatifs et d’y appliquer les feux de son artillerie lourde qui cause d’énormes dégâts. Le général von Prittwitz, arrive trop tard pour le soutenir et ordonne la retraite cédant ainsi au Tsar, la Prusse orientale et 6 000 prisonniers allemands. Le chef d'état-major général à Berlin, von Moltke, furieux de la décision de retraite de la VIIIe armée, destitue Prittwitz. 

 

20 août 1918 : Mustapha Kemal chef de l’armée turque en Palestine. 

Sa nomination par Mehmet VI à la tête des forces en Palestine ne change rien. Surclassé par les Alliés, l’empire Ottoman capitule le 30 octobre. 

 

20 août 1955 : massacres du Constantinois (Algérie). 

Pour pousser les indécis à choisir leur camp, le responsable FLN du Nord-Constantinois commande des actions de terreur parmi la population européenne et les musulmans perçus comme pro-français. Une centaine de civils est massacrée dans des conditions indescriptibles suscitant une réaction disproportionnée de certaines unités de l’armée et de groupes d’auto défense. Objectif atteint : le fossé entre les communautés est élargi et endurcit chaque camp. 

 

20 août 1968 : invasion de la Tchécoslovaquie.

Alexandre Dubcek en devenant premier secrétaire du parti communiste tchécoslovaque libéralise la vie politique du pays au cours d'une période que l'on nommera Printemps de Prague. La Tchécoslovaquie possédant une bonne infrastructure industrielle ainsi qu'une frontière avec l'Occident constituerait une perte stratégique pour le pacte de Varsovie, aussi Moscou dépêche-t-il une armée d'au moins 200 000 hommes pour remettre au pas les libéraux. Dubcek, devant le rouleau compresseur soviétique, demande aux Tchécoslovaques de ne pas résister mais quelques combats ont lieu tuant une centaine d'opposants. Les réactions furent peu nombreuses et curieusement plus virulentes au sein du pacte de Varsovie (Pologne, Roumanie, RDA) qu'à l'Ouest. 

Source : www.asafrance.fr