ANNIVERSAIRES

Posté le vendredi 04 janvier 2019
ANNIVERSAIRES

4 janvier 1894 : signature de l’alliance franco-russe.

thumbnailPréparée par de nombreuses activités bilatérales dans les années précédentes, une convention militaire secrète est signée entre le gouvernement républicain de la France, sous la présidence de Sadi Carnot, et le gouvernement impérial du tsar Alexandre III. En dépit de ce paradoxe, l’alliance remporte les faveurs de l'opinion française qui cultive sa haine de l'Allemagne et sa défiance de l'Angleterre. Les Parisiens feront un accueil enthousiaste au tsar Alexandre III lors de sa visite et lui dédieront un des plus beaux ponts de la capitale reliant l'esplanade des Invalides au rond-point des Champs-Élysées. Cette alliance met surtout fin à l'isolement diplomatique de la France, consécutif à sa défaite de 1870. Elle a été rendue possible par le resserrement des liens de l’Allemagne avec l'Autriche-Hongrie au détriment de la Russie, rivale de cette dernière dans les Balkans. En fait, elle resserre le bloc austro-allemand et contribue ainsi au processus fatal qui mènera à la Grande Guerre.

 

 

4 janvier 1930 : naissance de la ligne Maginot. (France).

andre maginotAndré Maginot, ministre de la guerre et héros du premier conflit mondial, présente à l’Assemblée Nationale en décembre 1929 le projet de loi de construction d’une ligne de défense fortifiée contre l’Allemagne. Le projet est voté sans difficulté le 4 janvier. La pensée militaire française est alors profondément marquée par la stratégie défensive. Même ceux qui prônent la mobilité, sont convaincus que la France doit tout de même se protéger derrière des fortifications ne serait-ce que pour compenser la faiblesse démographique due aux « classes creuses » issue de la saignée de 14-18. La ligne Maginot coute 3 milliards de francs et emploie 20 000 ouvriers pendant 5 ans. La frontière franco-belge ne sera cependant pas beaucoup fortifiée, principalement pour des raisons militaires : on prévoit d’y fixer une armée de manœuvre, sauf face aux Ardennes que l’on pense infranchissables par des blindés. Or, c’est précisément là que les Allemands attaqueront au Printemps 1940 et contre-attaqueront durant l’hiver 1944. Ils n'attaqueront pas bien entendu la ligne qui, elle, est difficilement franchissable sans pertes importantes. 

 

 

 

4 janvier 1952 : mort au combat du lieutenant Henri Leclerc de Hautecloque (Trung Khu - Indochine).

henri hautecloque

La mort du fils de de Lattre (30 mai 1951) a curieusement laissé dans la mémoire collective un souvenir beaucoup plus fort que celle du fils de Leclerc.

Pourtant, la fin du lieutenant Henri Leclerc est héroïque : alors qu'il commande sa compagnie en appui de l'attaque de Trung Khu, l'ennemi oppose une très forte résistance et repousse l'assaut. Grièvement blessé à la jambe, il est dans un premier temps évacué par son adjoint qui le porte sur son dos. Lucide jusqu'au bout et constatant que l'ennemi les talonne, il ordonne à son adjoint de le laisser sur place après lui avoir donné tous les documents et munitions qu'il a sur lui. Son corps sera retrouvé derrière le muret du cimetière de l'église locale où il avait réussi à se trainer avant de mourir. 

Sa jeunesse, 26 ans, fait oublier qu'il combattait depuis 10 ans dans l’armée française (Campagne d'Alsace 1944, et plusieurs séjours en Indochine depuis 1946).
Une promotion de l’Ecole militaire Interarmes porte son nom.

 

 

Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

 

Source : www.asafrance.fr

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