ARMEE DE L'AIR : Former et combattre, des missions au coeur de l'action de la base aérienne de Cognac

Posté le vendredi 18 juin 2021
ARMEE DE L'AIR : Former et combattre, des missions au coeur de  l'action de la base aérienne de Cognac

L'importance des drones dans les opérations actuelles exige qu’elle soit prise en compte au plan technique et en termes de formation. La délocalisation du point presse sur la Base aérienne 709 « Commandant Ménard » (BA 709) met en lumière ces enjeux.

Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées, a souligné l'importance de la BA 709 pour le ministère des Armées. Comptant 1 200 personnels et 120 réservistes, cette base conduit deux projets majeurs qui « structurent [son] rythme » :

  • d'une part, la modernisation de la formation chasse au sein de l’Ecole de l’aviation de chasse (EAC) ;
  • d'autre part, la montée en puissance de la capacité MALE (Moyenne altitude longue endurance) dans l’Armée de l'Air et de l'Espace (AAE). 
    • Lancée en 2009 avec la mise en place du système de drone Harfang, elle s'est poursuivie en 2014 avec celle du système de drone Reaper et l'utilisation du Reaper Block 5, depuis la mi-mai 2021, en Bande sahélo-saharienne (BSS). Pensée sur le long terme, cette montée en puissance se traduira également avec l’arrivée de l’Eurodrone à Cognac en 2028.
    • A l'heure actuelle, quatre systèmes Reaper ont déjà été livrés. Au total, en 2030, huit drones MALE devraient être disponibles.

colonel lyautey

Le colonel Lyautey, commandant de la BA 709, a présenté ensuite les missions essentielles de sa base : former et combattre.

Sur le volet formation, le commandant de la base a insisté sur la modernisation de l'EAC. L'utilisation de simulateurs a notamment permis de réduire drastiquement le nombre de mois nécessaires à la formation des élèves. Aujourd'hui 40% de celle-ci est réalisée via simulateurs. Le « vrai carburant des drones, ce sont les ressources humaines » a rappelé le colonel Lyautey. D'où l'importance accordée à la mise en oeuvre locale du plan famille, tant pour soutenir l'entourage des militaires de la BA (souvent déployés en BSS) que pour améliorer les conditions de vie des 300 personnels hébergés sur la base.

Sur le volet combat, la montée en puissance des systèmes de drone a été rapide. La reconnaissance en temps réel qu'ils permettent est « incontournable dans les opérations actuelles ». La 33e escadre de drones a ainsi dû fonctionner en « mode start-up». « Quand les systèmes Reaper sont arrivés en 2014, a rappelé le colonel Lyautey, rien n'existait en termes de ressources humaines ou de formation,. Il a fallu construire la filière tout en continuant nos missions habituelles. On a appris en marchant ». Cet effort devra continuer dans le temps puisque de nouvelles capacités techniques sont attendues pour 2022 et que, d'ici 2024, 300 personnels supplémentaires devraient arriver sur la base.

Selon les termes du colonel Lyautey, la BA 709 est donc une « base dynamique. Sur ces deux volets, former et combattre, nous sommes tous mobilisés pour accompagner la montée en puissance des drones au cours des prochaines années ».

 

lieutenant samuel

Le lieutenant-colonel Samuel, commandant de l’escadron 1/33 Belfort de la 33e escadre de drones a enfin présenté un RETEX sur l’emploi opérationnel du Reaper.

« Quand on parle de drones, on désigne des choses vraiment très différentes » a-t-il expliqué : « certains volent à quelques centaines de mètres, à vue, d'autres vont bien au-delà de notre portée visuelle », comme, par exemple, le Reaper. Dans la lutte contre les groupes terroristes en BSS, « son emploi permet de répondre aux objectifs militaires fixés dans le cadre du droit des conflits armés ». Ses deux atouts majeurs, à savoir la persistance (sa capacité de rester en vol des heures durant) et la discrétion, le rendent parfaitement complémentaire des autres vecteurs aériens présents en BSS.

 

systeme combat reaper

 

Système complexe, le Reaper impose « d'avoir l'homme toujours présent ». L'équipage est composé de quatre personnes, réparties entre le cockpit pilotage et le cockpit renseignement. Cet équipage fonctionne « comme dans un avion », sauf qu'il se situe dans une infrastructure au sol, ce qui présente de nombreux avantages : moindre exposition au risque, persistance, accessibilité par moyens redondants en permanence, rotation des équipages, infrastructure et systèmes d'information et de communication modulables…

 

Le commandant de l'escadron a conclu son intervention par la présentation des actions du Reaper : du renseignement en temps réel à l’engagement armé, en passant par l’appui aux forces au sol,ses différents usages couvrent un large panel. L’expérience acquise en BSS est particulièrement reconnue et estimée : le Reaper est capable de tenir le rôle de chef de mission. Il peut coordonner l’ensemble de la manœuvre des capteurs renseignement, la déconfliction des aéronefs et l’affectation de cibles.

 

 

 


Source : Ministère des Armées

Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr
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Source : www.asafrance.fr