BIBLIOGRAPHIE : Kosovo : l’Histoire à l’endroit

Posté le lundi 28 juillet 2014
BIBLIOGRAPHIE : Kosovo : l’Histoire à l’endroit

Officier supérieur du COS, Jacques Hogard dirigea en 1999, en Macédoine, le Groupement des forces spéciales chargé de préparer l’engagement au Kosovo de la brigade Leclerc intégrée à la KFOR de l’Otan. Il fut alors aux premières loges pour constater le jeu trouble des Etats Unis et des Britanniques dans ce morceau d’Europe à la jonction de deux plaques tectoniques : celles des mondes musulman et chrétien.

Les causes et le résultat de cette guerre au Kosovo, on en a connu la version officielle. Jacques Hogard livre en un peu plus de 120 pages sa propre vision, mêlant expérience de terrain et rappels historiques mâtinés de convictions personnelles clairement affichées :

« Sécession imposée par la force à la Serbie de sa province méridionale, et (…) épuration ethnique des Serbes réalisée à grande échelle sous la protection américaine » écrit-il. « Indépendance du Kosovo, fruit d’une colossale désinformation et d’une guerre psychologique acharnée ». Jacques Hogard évoque aussi « la farce de l’état kosovar », Etat mafieux et musulman grand comme deux départements français, vivant en grande partie des subsides européens.

Jacques Hogard a quitté l’armée avec le grade de colonel, un an après les événements qu’il relate. Il a ensuite créé la société de conseil EPEE. Son récit se lit d’une traite, en une soirée. La lecture est rapide mais l’avertissement délivré est intemporel : la soupe médiatique que l’on nous sert peut avoir bon goût, mais il n’en demeure pas moins que ses ingrédients sont largement frelatés. Mais qui en Europe s’intéresse encore aux cuisines de l’Histoire ?

Jacques Hogard, L’Europe est morte à Pristina, Paris, Hugo & Cie, 12,95 €

Source : blog Forces opérations
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