CRÉDITS DÉFENSE des Études amont : l’avenir à l’économie

Par François CORNUT-GENTILLE, Membre de la commission des finances ;Rapporteur spécial du budget de la défense pour ce qui concerne la préparation de l'avenir

Posté le lundi 19 mai 2014
CRÉDITS DÉFENSE des Études amont : l’avenir à l’économie

Lors du débat dans l’hémicycle consacré au budget de la défense pour 2013, en novembre 2012, le ministre de la défense déclara : « Les crédits dédiés aux études amont progressent même de 10 % entre 2012 et 2013 pour s’établir à 750 millions d’euros. Nous contribuons ainsi pleinement à la politique de compétitivité du Gouvernement. »

 Jean-Yves Le Déaut, rapporteur pour avis de la commission de la défense, ne cachait pas son enthousiasme : « je constate que les moyens des études amont sont renforcés et ceux de la recherche duale préservés : 736 millions d’euros d’autorisations d’engagement. Merci, monsieur le ministre. Nous gardons ainsi le cap sur l’avenir, car la recherche au service des applications militaires non seulement constitue l’une des voies les plus sûres pour ajuster au plus près l’effort de notre pays à ses besoins de défense, mais renforce notre capacité d’exportation et irrigue un tissu de PME innovantes porteuses d’emplois pour nos jeunes diplômés. » Il est vrai que 732,1 millions d’euros d’autorisations d’engagement et 702,8 millions d’euros de crédits de paiement étaient proposés pour les études amont en 2013. 

12 mois ont passé et au 31 décembre, « le cap sur l’avenir » a perdu de son ambition : 606 millions d’euros d’autorisations d’engagement et 639 millions d’euros de crédits de paiement ont été consommés par le ministère de la défense. La désillusion est sévère pour les bureaux d’études et les PME innovantes !

Comme quoi il faut toujours se méfier des discours par trop optimistes.

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