Discours d’Emmanuel MACRON à l’Hôtel de Brienne (Extraits)

Posté le samedi 20 juillet 2019
Discours d’Emmanuel MACRON à l’Hôtel de Brienne (Extraits)

Discours d’Emmanuel MACRON à l’Hôtel de Brienne

13 juillet 2019
(Extraits)

 


Les morts et les blessés pour la France

(…) On ne s’habitue jamais, on ne se résout jamais à la mort d’un camarade. Alors, je veux dire en présence des familles de nos morts, que je saluerai dans un instant, que nous n’oublions pas. Car la France jamais n’oublie celles et ceux qui sont tombés pour elle, pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle défend, pour ce qu’elle porte. Je ne l’oublie pas.
Je veux rendre aussi hommage à ceux que la mort a épargnés, mais qui paient dans leur chair le prix de la mission et du combat. Je salue, plein de respect, de reconnaissance, d’admiration, toutes celles et ceux qui, pour leur extraordinaire combat et les opérations menées, sont parmi nous ce soir, qui montrent chaque jour leur volonté de reconstruction : nos blessés, qui demain, seront mis à l’honneur devant la France entière.

Vous êtes au cœur de nos préoccupations. Du sens du devoir dont vous avez fait preuve, nous nous montrerons dignes. Toujours. « Vous avez des droits sur nous » comme disait Georges Clémenceau, et nous ne l’oublierons pas.

Défense européenne

(…) Agir ensemble, ce n’est ni renoncer, ni abaisser les souverainetés nationales, ni, évidemment, renoncer à l’Alliance atlantique, dont nous fêtons les 70 ans cette année. 

Loi de programmation militaire

(…) Devant vous, l’année dernière, j’avais évoqué longuement la loi de programmation militaire, qui définit les axes de notre politique de défense pour les 7 années à venir et à l’horizon 2030. Cette loi fut promulguée le 14 Juillet de l’année dernière. 
Je veux redire ici que je veille personnellement à son application. 
L’effort budgétaire pour notre défense sera donc tenu. 
Il sera tenu parce que le contexte stratégique le nécessite. Il sera tenu parce que c’est ma responsabilité de chef des armées de voir loin, de ne jamais céder aux sirènes du court terme, mais au contraire, de maintenir notre nation dans le temps long de l’histoire. Parce que notre nation, si fière, à juste titre, de son passé, doit aussi agir aujourd’hui pour rester demain maître de son destin, aux côtés des Européens.

« Il s’agit aussi de renforcer notre autonomie stratégique, qui doit s’inscrire, d’ailleurs, dans un cadre européen.

Commandement de l’air et de l’espace

(…) La nouvelle doctrine spatiale militaire, qui m’a été proposée par la ministre et que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace. Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active. Et pour donner corps à cette doctrine, pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain au sein de l’armée de l’air. Celle-ci deviendra, à terme, l’armée de l’air et de l’espace. Les nouveaux investissements indispensables seront décidés.

Condition militaire

(…) « C’est pour cela, et je le dis ce soir avec beaucoup de clarté, que le chef des armées est le garant de la condition militaire. 
Il en est le garant, parce qu’il est aussi celui qui prend les décisions qui vous conduisent au feu. 
C’est pour cela qu’il ne faut pas raisonner en termes de normes administratives ou par comparaisons, de manière technocratique. L’état militaire est un état singulier, et cette singularité nous oblige à tracer un chemin propre, balisé par le statut militaire, qui prévoit une juste compensation aux contraintes, aux sujétions qui s’imposent à vous.
Il n’y a donc pas lieu de transiger avec l’exigence de disponibilité en tout temps et en tout lieu, qui est le corollaire du principe constitutionnel de libre disposition des forces armées. Et il faut sans cesse rappeler que le service des armes est imprévisible, risqué, dangereux, qu’il implique esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême.

« Alors, je le redis ici, comme je l’ai dit à Toulouse, en janvier dernier : la singularité du métier militaire et les exigences du modèle d’armée, une armée tournée vers les opérations, seront prises en compte dans les réformes à venir, notamment celle de notre système de retraite.
Les pensions militaires relèvent d’abord de la condition militaire et d’un contrat passé entre la nation et ses armées.

 

Pour lire le discours dans son intégralité, cliquez  ICI.


Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr
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