ÉQUIPAGE : En 2019, la Marine nationale va gagner sept équipages et en perdre cinq. LIBRE OPINION de Laurent LAGNEAU.

Posté le samedi 28 juillet 2018
ÉQUIPAGE : En 2019, la Marine nationale va gagner sept équipages et en perdre cinq. LIBRE OPINION de Laurent LAGNEAU.

 

Conformément à ce qu’avait annoncé son chef d’état-major, l’amiral Christophe Prazuck, la Marine nationale doublera, en 2019, les équipages de ses frégates multimissions [FREMM]. Du moins, et selon les dernières « mesures d’organisation et d’adaptation de la défense », ce sera le cas pour deux d’entre-elles, à savoir les navires « Aquitaine » [basé à Brest] et « Languedoc » [Toulon]. Sans doute que le tour des FREMM Provence, Auvergne et Bretagne (qui vient d’être réceptionnée par la DGA) viendra plus tard.

 

« Dans mon plan stratégique [Mercator, ndlr], je souhaite doubler les équipages de FREMM, à l’instar de ce qui est pratiqué dans les sous-marins, afin de garantir aux équipages de la prévisibilité sur leurs programmes d’activité », avait expliqué l’amiral Prazuck, lors d’une récente audition parlementaire, après avoir admis que la Marine avait été « trop loin » dans la réduction des équipages de ses nouvelles frégates.

En outre, il est également prévu de créer un deuxième équipage pour le patrouilleur de service public [PSP] « Flamant », qui, basé à Cherbourg, est mis en œuvre par 20 marins, ainsi que pour les bâtiments de soutien et d’assistance hauturier «Seine» et «Garonne».

Afin de permettre l’armement, la conduite des essais et la « montée en puissance opérationnelle » de nouvelles unités en vue de leur admission au service actif, les mesures annoncées pour 2019 prévoient la création d’un « noyau d’équipage » pour la première frégate multimissions de défense aérienne « Alsace » ainsi que pour le sous-marin nucléaire d’attaque Duguay-Trouin (type Barracuda). La livraison de ces deux navires est attendue en 2021.

Enfin, il est également question de créer un équipage pour armer le troisième patrouilleur léger guyanais (PLG), commandé en septembre dernier pour renforcer les moyens navals affectés aux Antilles.

Au chapitre des dissolutions, cinq équipages disparaîtront en 2019, donc ceux de la frégate anti-sous-marine « Primauguet », de la frégate anti-aérienne « Cassard », du SNA « Saphir », du remorqueur ravitailleur « Taapé » et du bâtiment de soutien de région «Élan».

Par ailleurs, pour cause de Brexit, Brest va accueillir le centre de renseignement de l’opération européenne Atalante [Security Center – Horn of Africa ou MSCHoA], dans le cadre d’un accord conclu avec l’Espagne (laquelle va « récupérer » l’état-major des opérations navales de l’UE, alors basé à Northwood, au Royaume-Uni. Comme son nom l’indique, ce centre a la mission d’évaluer « la situation maritime et les risques de piraterie dans la zone de la corne de l’Afrique. »

S’agissant de la « manœuvre transformation », l’École de Maistrance, qui forme les officiers mariniers à Brest, ouvrira une antenne à Toulon et la chaîne sémapahorique sur la façade Atlantique sera renforcée. Enfin, il est aussi question de renforcer la brigade de gendarmerie maritime à Nice et de créer un peloton de sûreté maritime et portuaire de gendarmes maritimes à Calais.

Laurent LAGNEAU
OPEX360

 

 Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

  

 

Source : www.asafrance.fr

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