ETATS-UNIS. Budget du renseignement américain : 81,5 milliards de dollars pour 2018.

Posté le vendredi 02 novembre 2018
ETATS-UNIS. Budget du renseignement américain : 81,5 milliards de dollars pour 2018.

En 2018, le budget du renseignement américain s’est élevé à 81,5 milliards de dollars, en hausse de 11,6%

 

À la louche, en 2018, les agences de renseignement américaines auront bénéficié d’un budget deux fois plus important que celui alloué aux forces armées françaises. En effet, selon des chiffres officiels publiés le 30 octobre, les États-Unis ont dépensé 81,5 milliards de dollars pour leurs activités en matière de renseignement, soit 11,6% de plus par rapport à 2017.

Dans le détail, les services de renseignement civils ont bénéficié de 59,4 milliards de dollars de crédits (contre 54,6 milliards l’an passé). À ce montant, il faut ajouter les sommes alloués par le Pentagone au renseignement militaire, lesquelles ont atteint 22,1 milliards (soit 3,7 milliards de plus qu’en 2017).

Cette hausse importante des crédits dédiés aux activités de renseignement s’explique en partie par les tensions avec la Chine et la Russie, ainsi que par le dossier nord-coréen et la situation au Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Irak. En 2014, les budgets des agences de renseignement américains avaient été diminués de 5%, pour s’établir à près de 60 milliards de dollars.

« Aucun autre chiffre ou détail ne sera publié, car ils restent classés secret défense pour des raisons de sécurité nationale », ont fait valoir le Pentagone et la Direction nationale du renseignement américain (DNI), qui chapeaute l’activité de 16 agences.

Cela étant, suites aux révélations faites par Edward Snowden, la presse américaine avait publié la répartition des budgets alloués au renseignement. Ainsi, la CIA était la mieux dotée, avec une part non négligeable de ses ressources affectée aux opérations clandestines. Venaient ensuite la NSA (écoutes électroniques), la NRO [National Reconnaissance Office] et la National Geospatial-Intelligence Agency, toutes deux spécialisées dans le renseignement spatial.

À l’époque de ces révélations [en 2013, ndlr], la priorité du renseignement américain était de « permettre aux responsables politiques d’anticiper les évènements pouvant être critiques, comme les tensions géopolitiques, économiques et sociale ». Pour cela, 65% des crédits y étaient alloués. L’antiterrorisme, la contre-prolifération d’armes illégales, les opérations dans le cyberespace et le contre-espionnage étaient les autres domaines d’intérêt. Mais depuis, la situation internationale ayant évolué, l’on peut supposer que ces priorités ont changé…

 

Laurent LAGNEAU
Opex 360

Rediffusé sur le site de l'ASAF :  www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr

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