ETRANGER : Diplomatie militaire israélienne.

Posté le vendredi 26 février 2016
ETRANGER : Diplomatie militaire israélienne.

L’armée israélienne et le Mossad gèrent de plus en plus leur propre diplomatie en occupant le vide créé par un ministère des Affaires étrangères en perte de vitesse.


Les militaires disposent d’une unité de relations internationales, dont les effectifs ont été augmentés par le général Gadi Eisenkot, le chef d’état-major, pour renforcer les liens et les contacts avec des armées étrangères. De même, le Mossad mise sur la division «Tevel», chargée des relations avec les autres services de renseignements.


Ces deux organismes mènent, par exemple, ces derniers mois, des discussions régulières avec la Jordanie, la Russie, les Etats-Unis, l’Egypte et la Grèce, notamment par le biais du réseau d’attachés militaires. «L’avantage de ce genre de diplomatie menée parfois avec des pays qui n’entretiennent pas de relations officielles avec Israël, c’est qu’elle est par nature discrète et non soumise à des polémiques politiques», explique un responsable de la Défense.


Des réunions sont organisées avec les Russes, pour renforcer la coopération et éviter des accidents en Syrie entre les deux armées de l’air. Des contacts gérés par les attachés militaires israéliens et russes à Moscou et Tel-Aviv.


Avec le Pentagone, des vidéo-conférences cryptées, auxquelles très peu de pays ont accès, sont régulièrement organisées pour discuter de sécurité au Moyen-Orient. « Plus les relations sont “froides” entre Israël et Washington, plus l’administration américaine mise sur les militaires israéliens», constate un diplomate israélien. Parmi les autres pays où les militaires jouent un rôle primordial figure l’Inde, un marché qui absorbe à lui seul un tiers des exportations d’armes israéliennes, mais aussi l’Egypte, avec laquelle la coopération entre militaires est quotidienne, et qui s’est notamment traduite par le feu vert donné au déploiement de bataillons d’infanterie, de blindés, de forces spéciales, d’hélicoptères Apache et de F-16 dans le Sinaï. Ainsi qu’avec la Jordanie : en septembre, des chasseurs israéliens et jordaniens ont participé, aux côtés des Américains et des Singapouriens, à un exercice commun, les appareils israéliens ravitaillant en vol des avions jordaniens. Avec la Grèce, un projet de manœuvres terrestres est en discussion et un attaché militaire a été nommé à Athènes l’an dernier.


Parallèlement, l’influence des Affaires étrangères ne cesse de s’affaiblir. Le refus de Benjamin Netanyahu de nommer un ministre et de conserver le portefeuille lui a porté un coup très dur.

Source : TTU Online
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