HOMMAGE : Le mémorial dédié aux soldats morts en opérations extérieures (OPEX) enfin inauguré

Posté le mercredi 13 novembre 2019
HOMMAGE : Le mémorial dédié aux soldats morts en opérations extérieures (OPEX) enfin inauguré

 

 

 

 

Le dossier de l’érection d’un monument dédié aux soldats morts lors des opérations extérieures depuis 1964, qui s’est étalé sur trois mandats présidentiels, a enfin trouvé sa conclusion le 11 novembre 2019.

 

 

 

 

 

La date et le lieu de l’inauguration, par le président de la République, de ce mémorial où sont inscrits 549 noms de soldats français morts en OPEX furent particulièrement heureux.

 

plaques opex militaires tues


La date d’abord : le 11 novembre. Comment mieux symboliser, à travers ce pont mémoriel, la continuité du combat de la France pour ses valeurs et pour la sauvegarde de son indépendance et de sa liberté. Depuis les Poilus de 1914, honorés eux-aussi ce jour-là, jusqu’à nos soldats d’aujourd’hui, les armées françaises ne cessent d’être engagées. C’est d’ailleurs la première fois que l’on inaugure un monument dédié à un conflit en cours puisque, comme l’a dit le président de la République : « contrairement aux autres grands monuments nationaux, celui-ci va malheureusement s’enrichir des noms de soldats qui continueront de mourir pour leur pays ».

Le lieu ensuite : le mémorial a trouvé sa place dans l’ancien Jardin Noir, partie attenante mais isolée du Parc André Citroën à Paris, dans le 15e arrondissement, rebaptisé Jardin Eugénie-Djendi, ancienne opératrice radio durant la Seconde Guerre mondiale, déportée et exécutée à Ravensbrück. Elle aussi fut une combattante morte pour la sauvegarde de son pays. De surcroît, ce jardin est situé à un jet de pierre du ministère des Armées et il sera facile d’y organiser des cérémonies ou de venir s’y recueillir.

Enfin, la symbolique de la statue, haute sculpture de bronze et élément central de l’ensemble mémoriel, est saisissante. Elle est constituée de six soldats, une femme et cinq hommes, la tête recouverte d’un képi, d’un béret ou d’une casquette car représentant les trois armées et réalisée à partir de vrais modèles, de vrais soldats qui se sont portés volontaires. Ils ont un visage grave et portent un cercueil invisible car c’est ce vide qui est le meilleur symbole du disparu, de l’absence et qui ainsi ne se rapporte pas à un mort particulier mais peut-être occupé, selon la volonté de chacun et, en particulier des proches, par n’importe lequel des 549 disparus.


             opex monument aux morts      opex monuments morts militaires

 

Lundi 11 novembre 2019, 600 personnes représentant les familles de 250 morts étaient présentes sur le site. Le président de la République leur a rappelé que «  celui qui meurt pour la France ne meurt pas en vain ». S’adressant à ces morts eux-mêmes, il leur a déclaré : « Du Tchad au Mali, du Liban à l’Irak, des Balkans à la Syrie et au Burkina Faso, vous avez fait honneur à la France, partout, à chaque fois. Ce monument, ce mémorial est le vôtre ».

Auparavant, des élèves de la classe Défense du lycée Barral de Castres - où est né le dernier « Mort pour la France », le brigadier-chef Ronan Pointeau, tué au Mali le 2 novembre - avaient lu des lettres à leurs proches de combattants d’OPEX dont certains furent blessés et l’un même ultérieurement tué.

Quel moment pour les familles présentes, mais aussi pour toutes les autres. Après tant d’attente, celles-ci étaient enfin reconnues. Elles existaient à nouveau.

 

Gilbert ROBINET
Secrétaire général de l’ASAF 

 

Diffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr
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