IRAK : contre-offensive de Daech dans le Nord

Posté le mercredi 17 décembre 2014
IRAK : contre-offensive de Daech dans le Nord

TTU -  Actualité des forces - 15 décembre 2014

Alors que certaines informations le donnaient pour mort il y a un mois, le “calife” de l’Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, aurait récemment fait son retour à Mossoul, à la tête de 200 hommes lourdement armés.

Il serait arrivé de Syrie, profitant de la faible visibilité à la frontière, en raison du mauvais temps. Ce retour a été précédé d’une coupure totale des réseaux de téléphones mobiles et de l’internet, tandis que les militants étaient déployés autour de la ville. Dès lors, on peut s’attendre à une montée en intensité des affrontements entre Forces de sécurité irakiennes (FSI) autour de cette ville.

Plus au nord, des combats ont également été signalés entre militants de l’EI et peshmergas près du barrage de Mossoul, sans doute pour retarder une attaque kurde prévue sur Sinjar. La stratégie de l’EI consistant à mener des attaques sur les zones reconquises par les forces irakiennes et kurdes, afin de déstabiliser le processus de sécurisation, devrait donc se poursuivre au cours des prochaines semaines.

A Kirkouk, cette stratégie a fait ses preuves : les forces kurdes ont ainsi été forcées d’acheminer des renforts et de repenser leurs priorités et leur organisation dans la ville. Il s’agit, en fait, d’une intensification des combats dans tout le nord de l’Irak, où Daech veut réagir après avoir essuyé des revers importants, au cours des dernières semaines, contre les forces coalisées des FSI, des Unités de mobilisation populaire et des peshmergas. En particulier à Baiji (province de Salaheddine), où les djihadistes ont reflué, tout en restant dans les environs de la ville, ainsi qu’à Jaloula et Sadia (province de Diyala).

Grâce à leur position stratégique à la frontière des deux provinces, ces dernières localités étaient auparavant des centres de gravité de l’EI. Leur prise par les forces coalisées leur a permis de conduire des opérations dans une région plus large, notamment autour des collines et du lac d’Hamrin. Comme contre les peshmergas, la tactique actuelle des djihadistes est d’affaiblir les FSI en les obligeant à s’éloigner des lignes de front, les combattants ayant été contraints d’abandonner leurs positions initiales, en particulier dans la province de Diyala.

 

Source : TTU on ligne
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