LIBRE OPINION du Général (2s) Henri PONCET : En France, nous ne sommes pas en guerre…nous sommes malades !

Posté le dimanche 23 août 2015
LIBRE OPINION du Général (2s) Henri PONCET : En France,  nous ne sommes pas en guerre…nous sommes malades !

7 janvier 2015, attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher : «  Nous sommes en guerre ! »  déclare la classe politique unanime.

Février 2015, des embouteillages monstres boquent les accès aux stations de ski : Nous sommes en guerre…

Avril 2015, on se fait déjà dorer au soleil sur les plages et une température particulièrement clémente autorise même à se jeter à l’eau : Nous sommes en guerre…

Mai 2015 et ses multiples ponts provoquent un déploiement exceptionnel des forces de police et gendarmerie sur les routes : Nous sommes en guerre…

Juin 2015, c’est le triomphe du PSG qui réussit le triplé. Une CRS se fait porter pâle : Nous sommes en guerre…Peut être une guerre de civilisation (avec ou sans s) dit le premier ministre avant de se sortir tant bien que mal de ce raccourci aussitôt pointé du doigt.

Juillet 2015, la canicule frappe. Il faut boire de l’eau et se mettre à l’ombre répètent les médias et les experts : Nous sommes en guerre…Mais 500 000 personnes assistent au concert du 14 juillet sur le Champ de Mars et des millions au deuxième succès de Chris Froome sur les routes du Tour de France.
Et n’oublions pas les taxis qui bloquent les aéroports, les agriculteurs les autoroutes et les aiguilleurs du ciel qui menacent comme chaque été pour montrer aux touristes étrangers combien notre belle France est accueillante : Nous sommes en guerre…

Sommes-nous en guerre ?

Il nous faut alors réfléchir à ce que cache le signifiant « guerre » puisque de temps à autre un expert, un homme politique aime à nous la rappeler : « Nous sommes en guerre ! ».

Il a pourtant fallu bien du temps pour désigner l’état islamique comme ennemi autrement que par le qualificatif de terroriste. La guerre au terrorisme, la guerre à un mode d’action ?
Il a fallu aussi rassurer les Français puisque nous sommes en guerre en déployant quelques milliers d’hommes bien visibles et par trois tout en sachant que ce déploiement ne pourrait en aucun cas empêcher une vague d’attentats de toutes formes qui viserait à déstabiliser le pays  (colis ou voitures piégées, incendies criminels, sabotages, assassinats comme à la belle époque des spetsnaz soviétiques).
 Mais pas de militaires sur le Tour de France,  les nombreux festivals d’été et les plages bondées. Tout de même, la guerre a ses limites géographiques et la communication sécuritaire aussi.
Certes, l’armée française est engagée sur un certains nombres de théâtres. Mais le mot guerre était-il prononcé il y a quelques années pour le Tchad (158 morts), le Liban (158 morts) ou les Balkans (116 morts) ? Certes, c’est un bon slogan pour faire cesser la baisse continuelle du budget de la défense.


La France malade

Alors, pourquoi invoquer sans cesse la guerre quand il serait plus sage de faire référence à de nouvelles formes de violence qui ne marquent en rien la fin de la guerre comme le laisse penser Frédéric Gros1 ? Pourquoi utiliser le mot guerre pour monter en épingle un conflit entre musulmans dans lequel nous sommes engagés à la marge, dans lequel nous sommes instrumentalisés et dont nous subissons de temps à autre les effets collatéraux ? Mais pour cacher derrière ce mot la grave maladie qui touche le pays.  

Nous sommes malades, nous souffrons d’un dépérissement de l’Etat atteint dans sa représentation symbolique. C’est ce qu’a voulu souligner tout récemment Emmanuel Macron en déplorant l’absence de la figure du roi ou du père symbolique et sublimé comme le raconte Freud dans Malaise dans la civilisation et Totem et tabou. Que dit Emmanuel Macron ? « La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude car elle ne se suffit pas à elle-même. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là. On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps la démocratie française ne remplit pas l’espace ».
Tout est dit, mais il convient sans doute d’évoquer plus précisément les symptômes de cette maladie qui frappe la démocratie française.

Nous souffrons d’un Etat qui n’est plus respecté et dont l’autorité est bafouée par les bonnets rouges, les taxis, les éleveurs, les bandes organisées des banlieues et qui abandonne l’exercice de ses pouvoirs régaliens au profit de l’état providence.

Nous souffrons d’un vide identitaire, d’un futur sans idées, sans rêves, sans nouveaux horizons à conquérir pour une jeunesse qui dans son immense majorité se voit offerte quatre choix de routes possibles :
Se complaire à rechercher par mimétisme une identité artificielle visible dans un simulacre de rites initiatiques au moyen des tatouages, des piercings, dans la consommation de drogues ou en rejoignant une bande à l’instar de la horde primitive ; On est bien loin des rites initiatiques de certaines sociétés africaines traditionnelles.
Se mettre en quête de sens  en se tournant vers une loi stricte pour se purifier, voire aller au sacrifice, une loi religieuse comme le salafisme ;
Se couler, et c’est un moindre mal, dans la société consumériste et rejoindre cette jeunesse nivelée, conditionnée à se satisfaire de la bonne moyenne, une jeunesse que l’on souhaite un troupeau paisible2 ;
Partir pour pouvoir entreprendre.

Nous souffrons d’une vie politique qui tourne prioritairement autour de la seule question de la conquête du pouvoir et de sa conservation par une classe politique perpétuellement en  campagne où l’homme politique, le prince, a laissé place à l’histrion politique avec ses tweets et ses déclarations du dimanche. L’esprit de système, le politiquement correct et le conformisme annihile toute velléité de débattre dans la sérénité.

Nous souffrons d’une vie politique dont les acteurs se dupent eux-mêmes, comme l’annonçait Hannah Arendt : « Dans le domaine politique, où le secret et la tromperie délibérée ont toujours joué un rôle significatif, l’autosuggestion représente le plus grand danger : le dupeur qui se dupe lui-même perd tout contact, non seulement avec son public, mais avec le monde réel, qui ne saurait manquer de le rattraper, car son esprit peut s’en abstraire mais non pas son corps ». On est bien loin du « beau mensonge » pour unir la Cité » évoqué par Platon (République III).

Il y a une guerre où nous perdons du terrain

Ce que les déclarations à contre courant d’Emmanuel Macron révèlent, c’est un regard d’une grande lucidité sur la maladie qui frappe la démocratie en France. Tous les moyens sont bons pour la nier ou rechercher des placébos faute de vouloir décider d’un traitement de choc pour arrêter sa progression.  
Reconnaissons au ministre lucidité et courage pour garder non seulement sa liberté de penser par rapport à sa famille politique qui l’a bien évidemment cloué au pilori,  mais surtout d’avoir en quelques mots établi l’essentiel du diagnostic.
Pour l’heure, il n’y a qu’une seule guerre qui fait rage, dans laquelle nous sommes impliqués au quotidien et où nous perdons du terrain, c’est la guerre économique. La Grèce vient de nous rappeler qu’un pays surendetté qui passe sous tutelle financière n’est plus un pays libre.


                                                      Général de corps d’armée (2S) Henri PONCET

Source : Général de corps d’armée (2S) Henri PONCET
Commentaires (44)
  • Pierre Le Doaré
    23 août 2015 à 21:33 |
    Il n'y a rien à rajouter, je signe les yeux fermés !
    • AKOPIAN
      25 août 2016 à 04:21 |
      D'accord sur tout.
  • TOURNEUX Hubert
    23 août 2015 à 22:35 |
    Très juste mon Général,mais voilà la Médecine dans certains cas se trouve impuissante,qui malheureusement appauvrie notre Pas.

    Respectueuses pensées mon Général .
  • Stéphane J.X BEAUMONT
    23 août 2015 à 22:51 |
    Rien a ajouter. Les symboles ont disparu et les codes sont brouillés. Après cette perte, il nous faudra absolument réaliser qu'ils nous manquent et que notre désir identitaire (lieu moral) reste vivace pour retrouver notre place (lieu physique). A ces deux conditions, nous retrouverons l'estime de nous. Merci du chemin que vous tracez mon Général.
  • LE ROUX
    24 août 2015 à 09:05 |
    Nos "zélites" partagent notre souveraineté avec l'UE, puisque déjà à 5 reprises notre Constitution a été détricotée. La souveraineté ne se partage pas, on est un pays souverain ou on ne l'est pas. C'est pourquoi il nous faut sortir de l'UE, de l'Euro et de l'OTAN par l'article 50.
  • BERTRAND
    24 août 2015 à 12:33 |
    Excellente analyse d'une situation confuse qui profite à nombre d'élus pour justifier les décisions prises en entraînant les citoyens dans le mensonge .
    Respects
  • Laverrière
    24 août 2015 à 19:21 |
    Tous les maux de la France que vous dénoncez, à juste titre, puisent tous leurs racines dans la construction européenne et ses 60 années de mensonges. Mais un autre général, en son temps, le savait ; modestement je le cite : " " se figurer qu'on peut bâtir quelque chose qui soit efficace pour l’action et qui soit approuvé par les peuples en dehors et au-dessus des États, c'est une chimère ".
  • LECRENIER Francis
    24 août 2015 à 22:32 |
    Mon Général, je suis Belge, j'ai 59 ans et je partage entièrement votre opinion. En Belgique, c'est pareil qu'en France. J'ai partagé votre article dans mon Facebook. Je vous adresse, Mon Général, mon plus profond respect.
  • Serbia
    25 août 2015 à 10:52 |
    Respectueuses pensées mon Général
  • Jean-Bernard COMTE
    25 août 2015 à 18:29 |
    En accord avec vous, la souveraineté ne se partage pas.
  • JEAN PN
    31 août 2015 à 08:50 |
    D'accord avec tout ce que vous voulez, mais:
    Qu'est-ce qu'on fait pour la France qui n'est plus la France à cause de l'Europe ?
    Qu'est-ce qu'on fait avec l'invasion de la France par les migrants ?
    Qu'est-ce qu'on fait avec les islamistes qui veulent nous décapiter ?
  • vercoutre
    31 août 2015 à 09:07 |
    analyse pertinente ; malheureusement d'une exactitude dramatique pour nous ; qui n'aura jamais de solution tant que le caractère carriériste et clientéliste sera la seule ambition de ceux qui nous gouvernent.
    mes respects mon général !
  • Georges PAGE
    31 août 2015 à 09:48 |
    Certes, il est facile de conclure par d'évidentes réalités, mais que font nos officiers Généraux pour que cela change ? Rien, sinon nous le saurions depuis longtemps et il n'existerait plus de sous-officiers honoraires dépourvus de médaille au moins équivalente à celle du Travail : Des fainéants non médaillés par le Gouvernement... avec le silence des Généraux décorés comme des sapins de Noël : C'est pour quand le changement mon Général ?
  • Guy de KERSABIEC
    31 août 2015 à 10:04 |
    Merci, mon cher Henri, de ton analyse pertinente. Puisse-t-elle être lue et méditée par ceux qui nous gouvernent.
    En souvenir de 1972 sqq, sous le soleil landais, puis les brumes bretonnes...
  • ESCLAFIT Pierre
    31 août 2015 à 10:04 |
    Oui, nous sommes bien en guerre, mais contre ces gens qui ne veulent que le pouvoir et dont on ne sait comment les évincer puisqu'ils ne sont là que pour leur profit personnel.
    Les élections non démocratiques actuelles plombées par les médias partisans et bénéficiaires ne suffiront pas.
  • Jean-jacques
    31 août 2015 à 11:01 |
    Mon Général Après cette analyse juste et percutante, quelles sont les actions à entreprendre?
  • Jacques GÉRARD
    31 août 2015 à 12:43 |
    Si la démocratie est réelle , le nombre de citoyens grand , ainsi que le nombre des sujets à consultation , si la formation , l'information circulent abondamment et facilement , alors il est inévitable que la somme des opinions tendent et atteignent le 50/50 . Alors le groupe , en l'occurrence la nation est paralysée , plus aucune force n'en ressort . C'est inévitable parce que tout système tend vers un état d'énergie minimum . Et alors survient un aventurier , un aléa , qui à lui seul rompt cet état métastable . Mais , le système politique tentaculaire pourra tout de même maintenir cet état d'énergie nulle , qui le sert .
    En dépit de la culture majoritaire de mes anciens , je ne crois plus du tout à la démocratie .
    Ce n'est pas par hasard , que du magma médiéval , Il est issu ce principe que la direction de la nation soit confiée à une filiation de personnes induites les unes par les autres , dans un même sens . Il a été dans l'école cohérente , avec le culte de cet être suprême ridicule , imposé de souligner , l'indignité des monarques , de leurs cours , la forfaiture des courtisans , la décadence des moeurs. A ce titre 120.000 litres de sang furent spectaculairement versés dans le sol parisien . Pour quel résultat ? Ne rien modifier , l'homme est bien resté le même , les hommes au pouvoir sont globalement aussi indignes . Mais la nation n'a plus l'esprit d'une famille pour la conduire tant bien que mal , certes , mais moins mal , car ne cherchant pas à la détruire . Comme c'est le cas aujourd'hui .
    J.GERARD ASF 6167 .
  • joud
    31 août 2015 à 12:56 |
    Article remarquable et malheureusement trop vrai pour notre pays et pour son peuple.Merci mon Général.
  • allard
    31 août 2015 à 13:02 |
    Comme disait Balzac, " il est des maladies qui se soignent par le plomb"
  • marliac
    31 août 2015 à 13:21 |
    Il y a une faute dans votre intitulé :
    'vous êtes indentifié' pour vous êtes identifié..
    Ceci étant je vous approuve et vous soutiens.
  • Belle Pierre
    31 août 2015 à 13:56 |
    Nous pourrions peut-être comprendre le mot "guerre" dans un sens moins littéral et plus extensif.
    Lorsqu'un pays envoie son armée combattre et mourir dans des opérations qui ont pour appellation Barkhane, Sangaris et Chammal, il est difficile de se voiler la face en refusant certains mots, et en préférant pudiquement, comme en Algérie, il fut un temps, le terme d'évènements ou d'opérations de maintien de l'ordre.
    Alors, oui, la France est en guerre militaire, mais également malade, effectivement. Elle souffre des maux que vous avez su développer avec justesse.
  • Jacques GÉRARD
    31 août 2015 à 13:58 |
    A l'attention de le rédaction .
    Ce texte est dans la suite de l'intervention du gal Poncet , j'aurais dû le préciser . Désolé . JGERARD 6167
  • Masca38
    31 août 2015 à 14:12 |
    Désolé, mon général mais pour s'en sortir il faut chercher et trouver de vrais gestionnaires capables de diriger la France pour les Français dans une éventuelle Europe à construire sous réserve que nous soyons tous capables de marcher du même pas vers un but unique à atteindre en commun. Pas demain la veille.
  • Guy
    31 août 2015 à 17:01 |
    Je partage le point de vue du Général à propos de la guerre économique. Il n'est que de constater avec quel brio notre chef vient de faire capoter la vente de 2 Mistral (voir même de 4) à la Russie qui a entraîné l'annulation du contrat des 126 Rafales à l'Inde. Mais je persiste à croire que nous sommes également en guerre civilisationnelle contre un ennemi qui est entrain de rassembler ses troupes avant l'assaut, troupes que nos chefs accueillent à bras ouverts et vont même chercher pour les acheminer plus sûrement.. Il se produit quelques escarmouches que nos dirigeants nient pour rester en phase avec leur idéologie imbécile. Comme depuis 50 ans, les Français ont été désarmés, il ne nous reste qu'à succomber sans combattre.
    Où sont les Gaultier,Mattei, Charton, Raphanaud, Jacquot...
  • trouvé
    31 août 2015 à 17:08 |
    heureusement il y as encore les militaires qui voie claire respects mon général
  • KANNENGIESSER Gérard
    31 août 2015 à 17:27 |
    RÉPUBLIQUE = DÉMOCRATIE, …… et inversement ! ! ! …… N’est-ce pas dans cette confusion que réside le fond même de la maladie française ?

    Cette confusion soigneusement entretenue depuis plus de deux siècles dans notre cher pays, suscite une réaction pavlovienne dans la presse comme chez les hommes politiques. Elle consiste à ancrer dans nos esprits que RÉPUBLIQUE = DÉMOCRATIE, …… et inversement.

    Or, La république française est un système de gouvernement non vertueux …… PAR ESSENCE, …… ET PAR NATURE !

    Il y a à cela un FONDEMENT HISTORIQUE QUE TOUS LES POLITICIENS SE GARDENT DE RAPPELER, à savoir :

    Le discours fondateur de l’abbé Sieyès en date du 7 septembre 1789.

    L’abbé Sieyès, un ecclésiastique aussi retord que l’évêque Talleyrand, …… personnages déterminants de la révolution et du directoire, …… L’abbé Sieyès donc dis-je opposait le gouvernement représentatif, …… qu'il promouvait, …… et le gouvernement démocratique qu'il rejetait.


    Texte intégral de son discours FONDATEUR de la République :


    « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

    Cela peut-il être dit et écrit plus clairement ?

    Depuis la fulgurante 1ère république jusqu’à la Vème, PERSONNE n’a jamais remis ce principe fondateur en cause ! …… et la VIème république réclamée par messieurs Mélenchon, Montebourg et consort, n’envisage pas de changer quoi que ce soit à cela !

    Les hommes politiques entretiennent sciemment dans l’esprit des électeurs l’idée fausse selon laquelle république = démocratie, et que réciproquement démocratie = république !

    Or, pour que nous fussions une démocratie, il faudrait, au minimum, que la république accepte DEUX PRINCIPES qu’elle rejette jusqu’à présent avec obstination mais qui sont pourtant pratiqués sans problème dans nos Assemblées Générales d’Associations, dans n’importe quelle Assemblée Générale de copropriétaires, ou dans n’importe quel Conseil d’Administration :

    1 ) Le QUORUM, …… c'est-à-dire l’obligation d’un taux de participation minimum de :

    50 + epsilon %.

    2 ) La reconnaissance et la prise en compte des ABSTENTIONS lors des votes.

    Or qui peut changer tout cela ?


    ¤ Le peuple ? …… pas par la voie démocratique ! …… La parole lui est confisquée depuis 1789 ! …… Elle ne lui est artificiellement consentie qu’après la livraison canalisée des prémâchés dogmatiques des partis politiques entre lesquels il est sommé de faire son choix, sans sortir de là ! …… « Il n’a pas de volonté particulière à imposer » comme l’indiquait ce cher abbé Sieyès !

    ¤ Les élus de la république ? …… TECHNIQUEMENT OUI ! …… Ils le peuvent !

    Mais quel intérêt auraient-ils à le faire ? …… C’est tellement plus confortable pour eux d’ignorer ces deux principes ! …… Ils réputent effrontément ‘’abstentionnistes‘’ les électeurs qui sont en réalité ABSENTÉISTES, … blancs ou nuls les VRAIS ABSTENTIONNISTES, … et s’assoient sans vergogne sur la notion de quorum !

    Nous sommes donc dans une situation bloquée !


    Comment la débloquer ?


    Il n’existe malheureusement qu’une façon de débloquer cette situation ! …… celle précisément que nous redoutons le plus ! ...... la force !


    Mes devoirs mon général.
  • Bucher
    31 août 2015 à 17:41 |
    Jadis un jeune et fougueux général enflammait ses troupes, se couvrait de gloire en Italie , sortait la France du chaos révolutionnaire et régnait en maître en écrivant la plus belle page de notre Histoire. Eh bien, puisque la guerre est désormais économique, suivons le général Macron.
  • PAOLI Dominique
    31 août 2015 à 22:43 |
    Mon général, même s'il est un peu trop inspiré à mon goût des "pensées ou dires" de Monsieur Macron, qui par ses louvoiements n'est rien qu'un opportuniste aux dents longues, votre constat est globalement exact. Mais aujourd'hui n'a-t-on besoin en France que de constats ? Il me semble que des idées et des propositions fermes et réfléchies pour en sortir seraient hautement préférables.
  • Gilles
    31 août 2015 à 22:56 |
    Fermez le ban !
    On y va... Tout droit, car nos politiques sont des pleutres ! Et même si le mot est fort, je l'assume. Ils sont, pour la plupart, et vous le dites très justement, avide de pouvoir et je rajoute de reconnaissance. Rarement ils sont attachés à leurs devoirs et encore plus rarement ils font preuve de courage.
    Courage ! Quel est ce mot ?
    La France ! Quelle France ?
    Un jour viendra ou les traitres paieront...
  • Gilles barbier
    31 août 2015 à 23:10 |
    Sachant, que l armee a les moyens, pourquoi ne pas laisser tomber tout ces conflits a l etranger, et venir prendre les renes de ce pays et y remettre de l ordre!
    Je suis francais, fier de l etre malgres la mauvaise reputation que l on a hors de nos frontieres, j aime mon pays, son histoire, j essai grace a ma profession de la representer du mieux que je peux car je l ai quitee il y a 10 ans de cela du au laxisme de nos politiques et a l injustice sociale, et je garde l espoir de pouvoir un jour revenir vivre...
    Alors messieurs les militaires agissons tous ensemble et luttons pour redonner un sens a cette belle France.
  • ESCLAFIT Pierre
    01 septembre 2015 à 16:32 |
    Quand le pouvoir est démissionnaire de sa véritable attribution, quand les politiques ne sont plus que des impétrants aux élections, et lorsqu'ils sont élus ne font que le maximum pour leur réélection, que fait l'armée petit doigt sur la couture du pantalon ?
    Lorsque des politiques décident d'une guerre en Libye qui va déstabiliser toute la Méditerranée nos militaires obéissent même en sachant que c'est une erreur. Minée par la réduction de ses budgets, pourquoi ne pas dire stop ?
  • Gallès Jacques
    02 septembre 2015 à 21:16 |
    L'analyse est foudroyante de lucidité il faudrait que les Français ouvrent leurs yeux et que les politiques pensent avant tout à la France
  • Georges PAGE
    03 septembre 2015 à 12:21 |
    "Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de gaffe : leur vie en est une." Alors mesdames et messieurs les officiers généraux, que faites-vous pour faire médailler l'honorariat sans lequel les militaires - donc les Armées et vous-mêmes - perdent leur âme et par suite leur crédibilité ? Ose-t-on encore sortir en uniforme sans crainte du ridicule ? A 24 ans de sces + l'honorariat, zéro médaille pour les Anciens des F.F.A. : Quel honneur !
  • gilles Bevet
    03 septembre 2015 à 16:39 |
    Mon général,
    Nous vendons des armes , Nous soutenons des régimes qui ont un rejet de notre civilisation.
    Nos dirigeants pensent qu'il faut faire confiance au pouvoir Iranien, pourtant c'est des fous dangereux (contrat du nucléaire) ...
    Les jeunes étudiants Iraniens veulent la paix, ils connaissent la terreur ils se retrouvent en prison pour des raisons obscures et à d'autres moment sous le régime de tonton nous recevions l'ayatollah Ali Khamenei pour remercier l’état Français de l'avoir soutenu. Il a pris en otage ,
    il a fait pendre dans toutes les rue de Téhéran les opposants, des gens quelques soient leur conviction leur nationalité ou leur religion tout ceux qui voulaient juste être libre.
    Aujourd'hui ce sont les djihadistes massacrent des populations, violent de jeunes femmes en font des esclaves et aucun
    des dirigeants du monde libre ne crie son exaspération, il faudrait réagir...
    Notre démocratie s'essouffle, elle ment à la majorité d'entre nous, elle défend des intérêts privés mais pas
    L’intérêt de tous les français. Nous voulons simplement la vérité réaliste hors AFP car instrumentalisé pour une certaine propagande orientée financée par des intérêts privés afin de faire participer toutes les composantes de notre nation quel que soit l’idéologie ou la religion de notre concitoyen.
    Cette vague d'immigration est elle possible aujourd’hui , je crois que non,
    Occupons nous des gens qui vivent sur notre territoire en priorité et occupons nous des dangers à venir...
    Faisons réapparaître la France aux yeux du monde libre.
    Un jour par obligation, Nous serons obligés tôt ou tard de prendre des décisions ou bien d'agir militairement , le pouvoir n'aura pas le choix.
    Faudrait il, un chaos économique, soyons réaliste, nous en sommes tout proche
  • Christine
    04 septembre 2015 à 15:47 |
    Merci pour votre analyse Monsieur
    De plus en plus de personnes s'en rendent compte, la France n'a plus aucune souveraineté. Le gouvernement ne sert plus les intérêts français mais répond aux exigences de la finance dominée par les multinationales américaines. Nos gouvernants "mis en place" par cette dictature mondiale sont capables de mensonges et de trahison envers leur peuple sans honte aucune.
    Nous le savons, seule une grogne générale peut inverser la tendance. La lutte ne se fera que dans la rue ; c'est cela ou perdre TOUTES libertés, y compris de survie car rien n'arrêtera cette machine infernale.
    Question : que fera l'armée française si le peuple tente de renverser ce système ???
    Respectueusement
  • Orca
    07 septembre 2015 à 18:01 |
    Requete impérieuse: .. :
    Mon Général -
    Veuillez avoir l'amabilité de vous présenter aux élections présidentielles -
    Salutations Cordiales d'un modeste citoyen
    Fred l'Orca
  • Orca
    07 septembre 2015 à 18:05 |
    Avoir le TGV: On serre les fesses, tout en cherchant un bac de sable pour y cacher sa tête.. en priant qu'une savonette ne traine pas dans le coin...
  • Jacques GÉRARD
    10 septembre 2015 à 12:03 |
    Ayant tout lu : cela est encourageant de constater que l'on est pas seul , dans ses propres analyses et projections politiques . JG
  • ESCLAFIT Pierre
    12 septembre 2015 à 20:10 |
    On n'attend pas des militaires qu'ils fassent de la littérature. Ils sont les premiers à savoir que la stratégie actuelle nous mène dans le mur. Il faudrait savoir jusqu'où ils accepteront les ordres de gens complices de la détérioration de notre pays et du grand remplacement qui commence. Nombreux sont les officiers Généraux qui ont analysé la situation, l'ont dit et sont conformes à un changement.
    Nos gouvernants actuels ou ceux qui veulent accéder au pouvoir y compris ceux qui l'ont déjà eu n'ont pour stratégie que le laisser faire.
  • Belle Pierre
    12 septembre 2015 à 20:52 |
    Très intéressant, ce retour sur les fondamentaux.
    Si je vous suis, pour être une vraie démocratie, à vos deux principes, il serait nécessaire d'ajouter ce que l'on pourrait appeler les "propositions d'initiative populaire". Afin que le peuple, et non uniquement ses représentants et l'exécutif, puisse déposer une proposition (ou un projet) de loi. Nous comprenons bien que des filtres (autres que nos députés) soient néanmoins nécessaires, pour éviter les excès.
  • Georges PAGE
    13 septembre 2015 à 10:48 |
    Il faudrait sans doute avoir lu "Les plaideurs" pour savoir que "sans argent l'honneur n'est qu'une maladie"... Or , pour faire acte de candidature à la présidentielle et mener campagne, en France il faut être "millionnaire" ; Existerait-il un grand "y a qu'a" pour subventionner ?
  • GERARD
    17 septembre 2015 à 18:28 |
    Ces jours glorieux de Bonaparte , ces guerres hors toute mesure de Napoléon , ont elles été profitables à la France ? La monarchie aurait elle entrepris ces conquêtes continentales ? On doit en douter .
  • GERARD
    17 septembre 2015 à 18:33 |
    Un politique , compte en voix à son profit . Sauf à ce qu'il vive sur un corps électoral éduqué travail patrie , la probabilité est bien mince que ce politique pèse dans le bon sens .
  • Gérard de Montas
    25 août 2016 à 08:30 |
    En sciences lorsque il y a plusieurs réponses à une question cela veut dire que certaines, peut-être même toutes, sont fausses. Pourquoi est-il si difficile d'accéder à la vérité ?
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