LIBRE OPINION : Equipe de France militaire de parachutisme : la fin dans deux ans

Posté le mardi 05 août 2014
LIBRE OPINION : Equipe de France militaire de parachutisme : la fin dans deux ans

Après la parution, mercredi dernier, de notre article concernant le maintien à Tallard du CFEPHN (centre de formation et d’entraînement des parachutistes de haut niveau), une source militaire a tenu à réagir pour préciser la situation. « D’après ce qu’on lit et ce que dit Joël Giraud, tout le monde est sauvé. Or c’est faux. Dans l’encadrement, le directeur de l’équipe de France militaire est muté à Dijon, son adjoint à Salon-de-Provence, la secrétaire à Nancy et le vidéaste à Orléans. Nous espérions au moins sauver les postes des athlètes. Deux, les frères Ronan et Olivier Hénaff, avaient déjà anticipé leur départ, en raison de la fermeture annoncée du CFEPHN, et quitteront l’armée le 31 juillet. Et trois vont retourner sur base, Anne-Lise Guillard à Toulouse, Maxime Dupont et Tanguy Maheu à Istres. »

« Un sentiment de dégoût et d’abandon »

En tout, seuls huit personnels de la base pourront continuer à pratiquer le parachutisme, non plus dans le cadre de l‘Armée, dont le hangar va fermer le 1er octobre, mais dans celui du “pôle France de la Fédération française de parachutisme”, comme l’a indiqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un courrier adressé le 16 juillet à Joël Giraud.

« La fédération a œuvré dans le bon sens avec nous pour tenter de conserver un peu plus d’athlètes, poursuit notre source, mais sans succès. On ne pourra quasiment plus constituer d’équipes filles et garçons. Cela veut dire en clair que dans deux ans, l’entité de l’équipe de France militaire de parachutisme, c’est fini. Pourtant, beaucoup de ces athlètes sont champions du monde et ont porté haut les couleurs de la France, notamment aux derniers Jeux militaires à Rio, en 2011. Sans résultats sportifs, notre position de vouloir sauver le centre aurait pu être difficilement défendable, mais là, on éprouve un sentiment de dégoût et d’abandon, c’est vraiment dur. »

Source : Le Dauphiné

Source : Le Dauphiné
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