OFFICIEL : L’An 1 de la DGRIS

Un décret adopté le 17 décembre en Conseil des ministres et publié le 2 janvier a validé la création de la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère de la Défense.

Posté le mardi 13 janvier 2015
OFFICIEL : L’An 1 de la DGRIS

Trois directeurs ont été nommés :

-  Philippe Errera, en qualité de directeur général,

- l’amiral Charles-Henri Du Ché, comme directeur général adjoint,

- et Guillaume Schlumberger, au poste de directeur général chargé de la Prospective, de la stratégie de défense et de la contre-prolifération.

Succédant à la DAS, la DGRIS en conserve les grandes attributions (pilotage et coordination de l’action internationale du ministère, des travaux de prospective stratégique, de la lutte contre la prolifération et orientations en matière de contrôle des exportations de matériels de guerre), tout en se dotant de prérogatives nouvelles.

Face au constat de la fragmentation des relations internationales (RI) au sein du ministère, de la dispersion et donc de doublons de ses acteurs et avec la volonté de préserver les unités opérationnelles, le ministre a souhaité mettre en place une organisation plus efficace, en appliquant ici aussi les principes de sa réforme du ministère : recentrage sur le cœur de métier et mise en cohérence de la fonction RI autour de la DGRIS.

Si le CEMA conserve les RI liées aux opérations et la coopération internationale en matière de capacités, la sous-chefferie RI de l’EMA est, quant à elle, supprimée et ses missions transférées à la DGRIS. Le CEMA pourra toujours compter sur son officier général relations internationales et militaires, le général Hughes Delort-Laval, accompagné de deux généraux deux étoiles pour les coopérations bilatérales et multilatérales.

La DGA conserve le soutien aux exportations (Soutex) ainsi que la coopération internationale en matière d’armement. Sa sous-direction coopération et développement européen est en revanche supprimée.

Au total, une soixantaine de postes “RI” seront supprimés à la DAS, à l’EMA et à la DGA, permettant d’économiser chaque année 3,5 millions d’euros de masse salariale. Sur les 209 agents que comptera la DGRIS, la moitié seront des civils.

La DGRIS devient chef de file et responsable de la mise en cohérence de la prospective et de la stratégie de défense au sein du ministère, notamment dans le cadre de la préparation et de l’actualisation des livres blancs. Sa structure est simplifiée, avec trois grands services : Europe, Amérique du Nord, action multilatérale (ONU, Otan, UE), qui récupère la Russie et sa périphérie ; puis les questions régionales (relations bilatérales avec les pays du sud) ; et enfin un service du pilotage des ressources et de l’influence internationale (RH, gestion quotidienne du programme 144…).Cette dernière aura aussi en charge la gestion du réseau des missions de défense, en récupérant les bureaux REPETRAN (dialogue avec les attachés de défense étrangers) et REPREMIL (pour les AD français à l’étranger) de l’EMA. Le choix des AD, dont la décision finale revient au ministre, fera l’objet d’un dialogue préalable entre la DGRIS et l’EMA.

Au niveau de la politique des études, la DGRIS devrait renforcer le rôle des observatoires et groupes de recherches, afin de concentrer l’effort sur de plus gros contrats, permettant davantage d’effets de levier et minimisant la dispersion et les procédures administratives. Tout en cherchant à associer un maximum de laboratoires universitaires, afin de diversifier les sources et les points de vue. L’Asie devrait faire l’objet d’un effort renforcé, tant en effectifs dédiés qu’en ressources d’études. La DGRIS devra continuer à fournir des études de fond ou de prospective tout en proposant, au besoin, des notes plus politiques et opérationnelles permettant au ministre de se positionner sur des dossiers d’actualité.

 

Source : TTU on ligne
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