OPÉRATION BARKHANE : L’opération sera commandée par le général Palasset à compter du 1er août

Posté le lundi 21 juillet 2014
OPÉRATION BARKHANE : L’opération sera commandée par le général Palasset à compter du 1er août

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a donné, ce 19 juillet, plus de précisions au sujet de l’opération Barkhane, qui marque la régionalisation du dispositif militaire français au niveau de la bande sahélo-saharienne afin de mieux traquer les groupes jihadistes qui y sont actifs.

Ainsi, comme attendu, l’état-major de cette opération sera implanté à N’Djamena (Tchad), où le ministre accompagne le président Hollande, en visite officielle. Il sera commandé par le général Jean-Pierre Palasset.

Ce dernier était à la tête de la Force Licorne au moment où le président Gbagbo refusait de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, le vainqueur de l’élection présidentielle ivoirienne. L’intervention des forces françaises, officiellement en soutien des casques bleus de l’ONUCI, avait permis de rétablir l’ordre consitutionnel dans ce pays.

En octobre de la même année, le général Palasset, chasseur alpin et saint-cyrien de la promotion de la « Grande armée », avait pris la direction de l’Afghanistan pour y commander la brigade La Fayette, alors déployée en Kapisa et en Surobi. Depuis, l’officier avait rejoint Lille pour y occuper les fonctions de chef d’état-major du général commandant les forces terrestres. À ce titre, il a suivi de près l’opération Serval, qui, lancée en janvier 2013 au Mali, va laisser la place à Barkhane et à Épervier au Tchad.

Dans les grandes lignes, M. Le Drian a confirmé ce qui avait été déjà dit auparavant au sujet de l’opération Barkhane. Le dispositif va s’appuyer sur 4 bases régionales, avec le groupement tactique « Désert » à Gao (Mali), les forces spéciales à Ouagadougou (Burkina Faso), un pôle renseignement, avec les drones, à Niamey (Niger) et les forces aériennes à N’Djamena.

Il sera complété par des « bases avancées temporaires » implantées à Madama (nord du Niger), Tessalit (Mali) et vraisemblablement Faya-Largeau, au Tchad. « Ce seront des petites unités (30 à 50 personnes) susceptibles de pouvoir accueillir une opération si nécessaire. Tout cela en étroite intelligence avec les gouvernements concernés, a expliqué M. Le Drian.

« L’opération Barkhane, c’est 3.000 hommes en bonne intelligence avec l’ensemble des gouvernements (de la zone concernée), avec une unité de commandement, une régionalisation de l’action, et une réactivité beaucoup plus forte, a encore insisté le ministre français.

Source : opex360.com
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