OPERATION BARKHANE : Le sous groupement de commandos parachutistes poursuit son action de lutte contre les groupes armés terroristes dans le Gourma  

Posté le jeudi 20 août 2020
OPERATION BARKHANE : Le sous groupement de commandos parachutistes poursuit son action de lutte contre les groupes armés terroristes dans le Gourma   

Une opération d’envergure de lutte contre les groupes armés terroristes (GAT) s’est déroulée du 20 au 26 juillet 2020, dans le sud du Gourma. Les commandos parachutistes de l’opération Barkhane ont été engagés dans une zone refuge des GAT pour une opération haute intensité.

L’objectif de ce déploiement consistait à  harceler l’ennemi sur un terrain qu’il connait, en cherchant à le surprendre par des modes d’actions imprévisibles et rapides.

Pendant six jours, les commandos ont évolué dans le sud Gourma, guidés par les renseignements envoyés en continu par le centre des opérations (CO) avec lequel ils sont en liaison permanente. A charge cependant pour le chef des commandos de prendre sur le terrain les initiatives qu’il juge les plus pertinentes.

A bord de pick-ups, véhicules maniables et rapides, la patrouille de recherche et d’action en profondeur (PRAP) harcèle les terroristes dans le sud du Gourma. Cette configuration permet aux commandos de mieux s’affranchir des contraintes liées à la praticabilité du terrain, particulièrement durant la saison des pluies qui voit les oueds se remplir inexorablement.

A la tête de ces hommes, le capitaine Fréderic, 27 ans de service, précise que « la prise d’initiative des commandos et leur réactivité est l’un des critères de succès d’une telle opération. Je commande en majorité des cadres très expérimentés qui ont une approche fine du terrain. Ils me proposent régulièrement des solutions intéressantes que je prends en compte pour réadapter ma manœuvre et ainsi gagner en efficacité. »
Le capitaine rappelle également que les fondamentaux du soldat restent au cœur de tout mouvement sur une opération caractérisée par sa rusticité : « Les réflexes de base doivent être maitrisés et appliqués en permanence sur le terrain. L’ennemi n’attendra pas que l’on se poste pour commencer à combattre. Pour l’anecdote, sur cette opération, j’ai creusé un trou de combat. Un savoir-faire que j’ai appris pendant mes classes. Il faut donc garder en mémoire tous ces réflexes du combattant qui sont au cœur de notre métier malgré nos spécialités ».

Si les commandos parachutistes font face à un ennemi qui connait le terrain - il y évolue depuis des années - ils disposent aussi d’atouts considérables. « Nous parvenons à le surprendre sur son propre terrain, et ce, grâce notamment à d’excellents moyens cartographiques qui nous permettent de travailler le terrain en granularité », ajoute le capitaine.

La maitrise et l’anticipation du terrain incombe au  maréchal-des-logis Valentin, qui vit sa première projection en opération en tant que commando parachutiste. Équipier cartographie et photographie, son rôle est d’étudier le terrain en amont grâce à la cartographie satellitaire notamment, de concevoir les itinéraires d’infiltration et de prendre des images sur le terrain. Les spécialités de chacun, comme celle du maréchal-des-logis font la force du groupe de commandos : « Lorsqu’on fonctionne en petite unité comme nous, moins on est nombreux, plus l’individu prend de l’importance au sein du groupe ».

Cela fait plusieurs années que le sous-groupement de commandos parachutistes (SGCP) évolue sur ce terrain complexe qu’est le Sahel. Leurs modes d’action et leurs équipements sont en constante évolution, améliorant ainsi en permanence l’efficacité de leur action. Après six jours intenses, les commandos sont rentrés sur la base opérationnelle de Gao, à l’issue d’une opération qui a permis à la Force de continuer à maintenir une pression constante sur l’ennemi et à tenir le terrain, le contraignant ainsi davantage dans la région.

 

                                            opex barkhane voiture militaire traverse fleuve

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 5 100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.


Source : État-major des Armées
Le 18 août 2020

Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr