OPEX BARKHANE : Évolution de la situation.

Posté le mercredi 03 avril 2019
OPEX BARKHANE : Évolution de la situation.

Armée : la France va “étendre ses efforts” au Burkina Faso et au Mali.

Les efforts de la France, depuis fin 2017, dans la lutte contre les combattants djihadistes au Sahel, portent leurs fruits.

Ainsi, le chef d’état-major français, le général François Lecointre, estime dans un entretien à RFI que les troupes françaises ont « atteint un certain point de développement, de restauration de l'État malien et d'affaiblissement de l'ennemi ».

C’est donc maintenant dans la région du Gourma, plus à l’ouest, à cheval entre le Mali et le Burkina Faso, que les prochaines opérations vont se dérouler. Une intention dont a également fait part le général Frédéric Blachon, commandant de la force Barkhane, selon qui le moment est venu pour l’armée tricolore « d’étendre » ses « efforts » dans la direction de cette vaste région.
Il l’assure : la région du Liptako, que les forces françaises occupaient, est « une zone où l’on vit mieux », bien que « cela ne veut pas dire que l’adversaire a été totalement éradiqué ». « À Ménaka [nord-est], il y a un véritable retour des habitants, la réinstallation de l'État et le retour des forces maliennes, parce qu'ils pensent que l'ennemi est désormais à leur portée », se félicite le chef d’état-major.

Les troupes françaises lorgnent désormais sur la région du Gourma, au sud du fleuve Niger, réputée pour être « une zone sanctuaire » pour plusieurs groupes armés. Depuis une première offensive des djihadistes sur le territoire au printemps 2012, les forces maliennes, françaises et de l’ONU peinent à asseoir leur autorité et les conflits intercommunautaires font rage.

Le 23 mars, par exemple, un « groupe d’autodéfense » antidjihadiste a mené au massacre de 160 personnes dans le village peul d’Ogossagou, près de la frontière burkinabè. Raison de plus, pour l’armée française, d’agrandir son secteur d’action et d’y assurer le calme. « Quand vous êtes dans le Gourma, vous êtes à la poignée de l'éventail », explique le général Frédéric Blachon. « Non seulement vous traitez un adversaire susceptible de revenir dans le Liptako, mais vous êtes aussi en mesure de traiter un adversaire pouvant sévir aux frontières nord du Burkina ». 

 Valeurs actuelles
(quotidien web du 2 avril 2019)

 

Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr
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