TERRORISME : Les djihadistes français ne doivent pas rentrer en France ?

Posté le mercredi 06 février 2019
TERRORISME : Les djihadistes français ne doivent pas rentrer en France ?

Des Français ont brulé leurs passeports, geste hautement symbolique, pour aller combattre sous la bannière de l’état islamique plutôt que d’adhérer aux valeurs de la République. 

Ces individus ont pris les armes contre la société occidentale et en particulier contre la France. Ils ont concouru, incité et pour certains participé à massacrer des enfants dans des écoles françaises, des journalistes de Charlie Hebdo, des spectateurs au Bataclan, des policiers et militaires en service comme hors du service.
Les usages les plus barbares ont été mis en œuvre pour terroriser et faire souffrir notre nation, notre peuple laïc et républicain.

Ces individus ne peuvent prétendre à aucune concession, aucune tolérance, aucun processus de notre légalité républicaine qui leur assurerait une protection qu’ils ne méritent plus.
En effet, s’ils rentrent en France, d’aucuns seront vraisemblablement rapidement libérés faute de preuves et d’autres purgeront des peines d’incarcération plus ou moins longues avant de retrouver une liberté sous surveillance qui pourra leur permettre de perpétrer à nouveau leur barbarie.
Par ailleurs, leur incarcération sera, selon toute vraisemblance, source de développement de la radicalisation en milieu carcéral.

En conséquence, ces individus doivent faire l’objet :
- d’une déchéance de nationalité pour les binationaux ;
- d’un éventuel traitement judiciaire sur place et quoi qu’il en soit, pas en France, n’en déplaise à leurs avocats ;
- d’une interdiction de séjour en France, mesure qu’il est parfaitement possible de contrôler puisque, comme l’a déclaré le ministre de l’intérieur, « nous les connaissons tous » ;
- d’une recherche d’application de l’Art 411-4 du code pénal relatif à des faits « d'intelligence avec une puissance étrangère ».

Le retour de tels assassins en France et les conséquences potentielles de leur présence sur le sol français me fait peur... non seulement pour les raisons évoquées ci-dessus mais aussi pour les violents débats d’opinion que ces retours ne manqueront pas de susciter dans notre démocratie déjà bien ébranlée par la crise sociale actuelle. En effet, la violence s'est maintenant invitée dans le débat français et je pressens que la typologie de ce débat-ci la fera croître.

Ainsi, il faut que les membres du gouvernement cessent de rétropédaler sur une décision aussi lourde car je rappelle, à ce titre, les propos de la ministre française des Armées, qui d'ailleurs avait suscité la polémique en octobre 2017 en avalisant implicitement l'élimination des djihadistes français en Irak et en Syrie, ministre qui réaffirmait en janvier 2018 qu'elle n'avait pas « d' états d'âme » les concernant. Cette position, franche et fondée, ne me parait pas devoir être remise en cause, même si les conditions militaires sur place ont évolué, notamment avec le retrait des forces US.

Ces djihadistes français ne doivent donc pas rentrer sur le territoire national sous quelque forme que ce soit, fut-ce par mesure de précaution pour en assurer un soit disant meilleur contrôle comme l’a évoqué le ministre de l’intérieur.

Patrick P.

 

Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr

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