Union Nationale des Parachutistes : Lettre au président de la République.

Posté le mardi 19 janvier 2016
Union Nationale des Parachutistes : Lettre au président de la République.

Union Nationale des Parachutistes (U.N.P.)

Association loi de 1901

Reconnue d’utilité publique, décret du 11 septembre 1978

Membre de la Fédération Nationale André Maginot – Groupement 250

 

 

Le Président

Paris, le 11 Janvier 2016

N° 16- 01008 / UNP

 

 

Monsieur le Président de la République

 

 

"Au cours du mois de Janvier 2016 vous avez voulu témoigner la reconnaissance de la Nation aux victimes des attentats lâchement perpétrés à Paris il y a un an. Le dimanche 10 Janvier, quelques semaines seulement après la terreur semée au Bataclan et au cœur de la capitale, vous avez dévoilé une plaque « A la mémoire des victimes des attentats terroristes de janvier et novembre 2015, à Paris, Montrouge et Saint-Denis » portant la mention « Ici même, le peuple de France leur rend hommage. »

 

Parce qu’à un moment de leur existence, ils ont choisi de mettre leur vie au service de la France, les parachutistes réunis au sein de l’Union Nationale des Parachutistes sont particulièrement sensibles aux exigences du combat que mène notre pays contre le terrorisme. Ils mesurent pleinement l’importance de la cohésion nationale, du soutien populaire et de la reconnaissance dans cette guerre.

 

C’est dans cet esprit, qu’ils se sont associés par leur présence et avec leurs drapeaux à toutes les manifestations d’hommage qui ont été organisées partout en France.

 

Dans cette longue guerre contre le terrorisme, 568 soldats de nos trois armées ont perdu la vie au cours des dernières décennies :

- 10 au Mali

- 12 en Irak

- 27 en Côte d’Ivoire - 89 en Afghanistan

- 116 en Ex-Yougoslavie

- 156 au Tchad - 158 au Liban

 

Depuis plusieurs années un projet de monument commémoratif rappelant le souvenir de ses combattants des opérations extérieures n’avance pas. Pire, il semble aujourd’hui totalement oublié !

 

... "

 

Pour lire la lettre dans son intégralité, cliquez sur la vignette ci-dessous.

logo pdf

 

Source : Union Nationale des Parachutistes (U.N.P.)
Commentaires (3)
  • Christian LAPAQUE Lt-Cel (er)
    22 janvier 2016 à 17:07 |
    Mon général,

    Nous vous remercions d’avoir rappelé, au plus haut niveau de la république des français que nos soldats sont un des éléments fondateurs de notre corps social et qu’ils souffrent de se voir ainsi oubliés, parfois fort longtemps. (18600 jours pour nos soldats d’Indochine et de Corée)
    Ce ne sont pas seulement les seuls parachutistes qui souffrent des délais inadmissibles qu’il faut à la France pour reconstruire son corps social après un conflit. Ce sont toutes les AC, toutes les victimes de guerre et peut-être bien tous les Français.
    Nous ne savons pas établir de stratégie pour revenir en paix.
    (la voix du combattant journal de l’UNC octobre 2012 l’apaisement un devoir d’état pour les soldats).
    * * *
    Mais nous devons être prudents on ne peut à la fois exiger la reconnaissance de la nation et organiser dans le même temps la destruction du patrimoine patriotique qui est une propriété en indivision de tous les français.
    Oui les délais sont inadmissibles. Plus les délais courent plus la réconciliation devient complexe, plus les rancoeurs s’affirment, plus la fraternité des français s’étiole.
    Oui la multiplicité des cérémonies et des monuments pour chacune des composantes de notre corps social un et indivisible puisqu’il fonde la république des Français , est tout autant inadmissible. Plus les journées augmentent, plus les monuments augmentent, plus le communautarisme patriotique s’étend plus notre patrimoine patriotique s’effondre. Plus la fraternité des français s’étiole.
    Car le patriotisme lorsqu’il est l’amour des siens et non pas la haine des autres est proche de la fraternité qui fonde notre démocratie.
    * * *
    La multiplicité des journées de recueillement a installé une catastrophe patriotique (ce que n’aborde pas le rapport Kaspi) que nous devons aujourd’hui refuser. De toute façon les effectifs des nouvelles générations de combattants ne pourra y suffire.

    Depuis que « touche pas à mon pote » et « bien vivre ensemble » remplace la « fraternité » de notre république jamais nous n’avons institué autant de journées de recueillement. Si on établit un histogramme des décrets il est parfaitement corrélé avec l’émergence du communautarisme patriotique qui ravage tout autant notre fraternité que le communautarisme des banlieues. Chacun peut aller à la cérémonie de son choix entendre le discours de son choix.

    Même nos plus beaux symboles sont atteints par cet épidémie mémorielle.
    Alors que la médaille de la Résistance porte en exergue « 18 Juin 1940 » et au revers « patria non immemor » elle dispose depuis juillet 2013 d’une journée nationale de la résistance alors qu’elle disposait déjà depuis 2006 d’une journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi
    Pauvre Pierre Brossolette à quoi bon l’honorer dans le Panthéon de nos gloires si nous ne sommes plus dignes de son engagement.
    Sous la Croix de Lorraine, le socialiste d'hier ne demande pas au camarade qui tombe s'il était hier Croix-de-Feu. Dans l'argile fraternelle du terroir, d'Estiennes d'Orves et Péri ne se demandent point si l'un était hier royaliste et l'autre communiste. Compagnons de la même Libération, le père Savey ne demande pas au lieutenant Dreyfus quel Dieu ont invoqué ses pères.
    Des houles de l'Arctique à celles du désert, des ossuaires de France aux cimetières des sables, la seule foi qu'ils confessent, c'est leur foi dans la France écartelée mais unanime.
    Pierre Brossolette 18 juin 1943 Londres

    Nous devons donc maintenir l’espace mémoriel en dehors de la geste politique sinon il deviendra de plus en plus difficile de mourir pour la France.
    Et pour s’en préserver une seule réponse la réunion des associations de combattants et victimes de guerre pour entretenir avec tous les français la fraternité et le patrimoine patriotique.
    Ce qui est loin d’être aujourd’hui le cas.
    Alors nos hommes politiques s’aligneront fraternellement devant nos morts pour la France qui sont les seuls propriétaires de ce patrimoine dont nous n’avons que l’usufruit.
    Une démocratie doit être une fraternité sinon c’est une imposture Saint-Exupery écrits de guerre 1942
  • parot
    24 janvier 2016 à 19:45 |
    bravo , continuer
  • TARDIF
    26 janvier 2016 à 08:34 |
    Général(2s) B.TARDIF
    Mon Général je salue la qualité et la pertinence de votre intervention.Les nombreuses associations de retraités des 3 armées et de la Gendarmerie feraient bien de s'en inspirer.
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