Après une semaine d’actualités »sérieuses », nous inaugurons aujourd’hui , chaque wek-end, une autre actualité divertissante, toute aussi sérieuse mais plus légère: celle de la création artistique. Sans perdre toutefois le lien avec nos préoccupations géostratégiques et de défense!
GCA (2S) Robert Meille
L’Œil stratégique de Laurent Le Mentec nous invite à regarder autrement cette Afrique qui bouge.
Le continent africain notamment au sud du sahara vit sous nos yeux un moment de transition incertain et dangereux. L’Afrique ancienne -celle que nous avons connue- s’effondre et meurt. Un monde africain nouveau émerge lentement, dans la douleur. L’inter-règne est incertain. D’un côté l’explosion de phénomènes de mort: chaos, guerres, massacres, à un moindre niveau incessantes turbulences politiques, sociales et sécuritaires. Mais de l’autre une extraordinaire vitalité et une créativité qui s’exerce tant dans le domaine social ou dans les services que dans la création artistique.
De Douala ou Kinshasa à Addis Abeba, de Lagos à Nairobi, des liens nouveaux et des dynamiques continentales construisent une Afrique nouvelle, riche de contrastes et d’opportunités, dont nous avons à apprendre la complexité.
Sénégal — « Une si longue lettre » : le film sénégalais qui défie Hollywood
Contributeur Laurent Le Mentec
L’adaptation cinématographique du roman de Mariama Bâ, dirigée par Angèle Diabang, s’est imposée comme le phénomène culturel de l’été à Dakar.
Sorti en salles cet été, le film remplit les salles et dépasse localement, selon plusieurs comptes rendus, des blockbusters américains sur certaines séances.

C’est un signal fort pour l’industrie cinématographique sénégalaise.
Pourquoi ça compte : au-delà du succès d’un film, c’est un rappel que les récits locaux, portés par des équipes africaines, peuvent capter des publics massifs quand la promotion et la programmation suivent.
Le phénomène réinjecte confiance dans la chaîne de distribution locale (exploitants, distributeurs, festivals) et attire davantage d’investisseurs culturels.
Adaptation & fidélité : le roman épistolaire de Mariama Bâ est respecté dans sa tonalité féminine et critique ; la mise en scène modernise certains décors sans trahir le texte. Les critiques locales saluent la performance des comédiennes et l’esthétique (costumes, musique).
Box-office & fréquentation : les médias sénégalais et francophones rapportent des sessions très fréquentées, billetterie solide sur plusieurs semaines, c’est le signe d’un marché interne prêt à soutenir ses productions.
Conséquences industrielles : une hausse de la visibilité des techniciens locaux, un effet d’entraînement sur la production (scénarios, ateliers de formation, coproductions régionales). Les chaînes et plateformes africaines pourraient chercher à acquérir des droits pour une distribution panafricaine.
Contributeur Laurent Le Mentec


