Billet d’humeur de la rédaction
Billet d’humeur de l’ASAF : la mise en place d’un service national
L’ASAF soutient la mise en place d’un service national et estime que certaines conditions sont nécessaires à son succès :
Il flotte dans l’air du temps comme un parfum de « retour au service ». Pas la nostalgie d’un passé sépia, mais l’intuition qu’un nouveau rendez-vous entre la jeunesse et la nation ferait du bien à tout le monde. À l’heure où l’on cherche à retisser le lien armées-nation et où l’on veut raviver l’esprit de défense, un service militaire pourrait être une excellente idée… à condition de ne pas refaire du vieux avec du vieux.
D’abord, qu’il soit volontaire. On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ; inutile d’aligner des jeunes traînés là contre leur gré, l’œil vissé à l’horloge et ajoutant un épisode a la série des bidasses. Mieux vaut accueillir ceux qui ont envie d’y être, qui cherchent un défi, un cadre, une utilité. Une cohorte motivée vaut mieux qu’une foule résignée.
Ensuite, qu’il soit attractif. Pas seulement une parenthèse uniforme, mais une expérience complète : vraie formation militaire, apprentissage du collectif, sport quotidien, secourisme, orientation pro, pourquoi pas même le permis de conduire. Bref, quelque chose qui muscle le corps, la tête, la force d’âme et le CV.
Qu’il soit aussi bien organisé. Rien de pire qu’un dispositif bricolé. Si l’on sollicite nos armées professionnelles, alors donnons-leur les moyens de former, d’encadrer, de transmettre. Les jeunes sentiront immédiatement la différence entre un service pensé pour eux et un parcours improvisé pour cocher des cases.
Et enfin, qu’il soit bien logé. Finis les dortoirs d’un autre âge : des infrastructures modernes, fonctionnelles, où l’on vit bien et où l’on apprend encore mieux. L’exigence ne s’oppose pas au confort minimal ; elle l’exige même, si l’on veut attirer, fidéliser, transformer.
Un tel service militaire serait plus qu’un rite de passage : un investissement dans la jeunesse, dans la cohésion nationale, dans la défense. Un pari raisonnable, même nécessaire, pour une France qui s’engage et veut rester maîtresse de son destin.
Le bureau de l’ASAF

