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Lettre ASAF 14/04 d'avril 2014 : Tout simplement, une question d’honneur


Les accusations mensongères et insultantes de Paul Kagamé, président du Rwanda, à l’encontre de la France et de son armée, ont conduit le président de la République française à annuler la participation d’une délégation gouvernementale aux cérémonies commémoratives du 20e anniversaire du génocide.

Lettre ASAF 14/04 d'avril 2014 : Tout simplement, une question d’honneur

Tout simplement, une question d’honneur

 

Rwanda : pour l’honneur de l’armée, plaidoyer pour l’unité nationale.

Les accusations mensongères et insultantes de Paul Kagamé, président du Rwanda, à l’encontre de la France et de son armée, ont conduit le président de la République française à annuler la participation d’une délégation gouvernementale aux cérémonies commémoratives du 20e anniversaire du génocide.

En retour les autorités rwandaises ont interdit à notre ambassadeur de se rendre à ces cérémonies comme il était prévu qu’il le fasse.

Le comportement de Kagamé était parfaitement prévisible puisqu’il ne cesse d’accuser la France de complicité de génocide pour masquer les exactions qu’il commet depuis son accession au pouvoir. Il le clame d’autant plus fort que ses anciens alliés anglo-saxons prennent leurs distances avec ce chef d’Etat, véritable dictateur, qui pille les provinces orientales de la République Démocratique du Congo – les Kivus – dont le sous-sol renferme des minerais hautement stratégiques.

Si la classe politique française a manifesté son unité en dénonçant unanimement les mensonges et accusations odieuses de Kagamé, il est regrettable que le communiqué, que vient d’adresser monsieur Le Drian aux armées, n’ait pas été délivré à tous les Français, une semaine plus tôt, par le président de la République et chef des armées.

Et que penser de l’attitude de monsieur Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères, dont la présence dans les tribunes lors de cette commémoration semblait cautionner les accusations infâmantes du président rwandais ?

Que penser enfin des propos de certains journalistes qui, sur des radios d’Etat largement subventionnées par les contribuables, ont relayé ces accusations honteuses en bons collaborateurs d’un adversaire déclaré de la France ?

En bref, il y eut heureusement l’expression d’une cohésion nationale pour défendre l’honneur de la France et de son armée.

L’ASAF remercie les ministres et élus qui, de droite comme de gauche ont exprimé leur soutien sans faille aux soldats de l’opération Turquoise, à ces hommes et ces femmes qui, en 1994, ont fait à 6 000 km de Paris, dans des circonstances dramatiques, honneur à la France.

L’ASAF souhaite que notre engagement en RCA, dont on mesure chaque jour l’insuffisance des effectifs déployés pour rétablir durablement la sécurité, soit conduit avec détermination, en vue d’un but politique clair, afin d’éviter demain à nos troupes d’être l’objet de telles accusations.

 

France : pour l’honneur du drapeau, plaidoyer pour un jeune héros

Il y a quelques semaines, le président de la République annonçait le nom de quatre Français qui, pour leur passé de résistants, devraient rentrer au Panthéon en mai 2015 à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Si parmi ces deux femmes et ces deux hommes, trois aux profils très différents sont peu contestables, le quatrième, Jean Zay, suscite la polémique en raison d’un texte qu’il a écrit en 1924 (il avait alors 20 ans) dans lequel il insultait le drapeau français, allant jusqu’à le considérer comme un « torche cul ».

Il n’est pas dans notre intention d’entrer dans la polémique que pourrait soulever la réponse insignifiante - car vide d’argument et provocatrice - du ministre délégué aux Anciens combattants faite au communiqué que lui a adressé une soixantaine d’associations patriotiques représentant plusieurs centaines de milliers de Français de tous âges, confessions et opinions politiques.

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur Jean Zay, lâchement assassiné par des miliciens en 1945 pour des raisons sordides. Mais une victime n’est pas un héros et le Panthéon n’est pas une récompense. C’est une référence nationale. Or le texte honteux écrit par un jeune homme intelligent qui n’avait pas directement et personnellement supporté les horreurs de la guerre constitue pour nous un obstacle insurmontable à cette entrée au Panthéon.

En effet, alors que la France s’apprête à célébrer avec ses alliés le centième anniversaire de la Grande Guerre, en rappelant l’ « union sacrée » de tous les Français et le sacrifice de 1 400 000 soldats d’entre eux, morts pour la France autour de son drapeau, il serait incompréhensible de faire rentrer au Panthéon un homme qui a pensé et exprimé un texte d’une telle haine envers notre emblème national. D’ailleurs, on peut légitimement se demander si le président de la République, garant de la Constitution, a eu connaissance de ce texte avant sa décision, ce que l’ASAF se refuse à croire.

En lieu et place de Jean Zay, l’ASAF proposera le nom de plusieurs résistants dont certains de moins de 20 ans qui ont non seulement combattu le nazisme les armes à la main, mais ont été torturés et ont exprimé d’une manière héroïque, avant d’être fusillés, les raisons les plus nobles qui les ont conduits à faire le sacrifice de leur vie.

Ces noms seront proposés au chef de l’Etat et les Français seront associés à cette démarche.

La France traverse depuis plusieurs années une période de doutes et va devoir relever des défis exigeant des efforts considérables de la part de tous. Il importe donc que les responsables politiques évitent les polémiques qui divisent et sachent, au contraire, rassembler les Français autour de héros indiscutables qui leur rendent leur fierté et à travers des attitudes qui fassent honneur à la France.

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