ARMEES: des radars très hautes performances pour la Marine nationale

Posté le vendredi 11 octobre 2019
ARMEES: des radars très hautes performances pour la Marine nationale

Thales à bord de la FDI

 

Thales et Naval Group ont présenté à Toulon le radar Sea Fire qui sera intégré sur les frégates de défense et d’intervention de la Marine nationale. 

Le site de Saint Mandrier sur mer de la DGA a accueilli, le 27 septembre, des équipes de Thales et Naval Group, venues présenter la frégate de défense et d’intervention (FDI) destinée à la Marine nationale et qui sera équipée de plusieurs technologies Thales. Parmi les innovations de la FDI figurent ainsi le radar de défense aérienne multifonctions Sea Fire. Celui ci est actuellement en essai sur le site de la DGA, qui évalue les capacités du système. Actuellement le mat en évaluation est équipé d’un panneau. A terme ce sont quatre panneaux fixes à antenne numérique, pesant chacun 2 tonnes, qui viendront équiper les mâts des FDI afin d’apporter une couverture et donc une surveillance à 360 degrés.  

 

Sea Fire

Dans le cadre du Sea Fire, Thales a mis au point un radar à panneaux fixes, en rupture avec les panneaux tournants habituellement employés. Le Sea Fire permet une analyse de la situation jusqu’à 400 km et peut détecter et engager l’ensemble des menaces maritimes et aériennes. La gamme de missiles aster peut ainsi être mise en œuvre afin de neutraliser des cibles, allant des drones aux missiles furtifs en passant par les objets hyper véloces et hypermanoeuvrants.
« Il répond aux besoins de différentes missions depuis l’autodéfense du navire jusqu’à la défense aérienne étendue, face à des menaces aériennes et de surface conventionnelles, asymétriques telles que des UAV, ou émergentes comme les missiles balistiques anti-navires, dans des environnements complexes en zone littorale ou en présence de brouillage intense », détaille ainsi le groupe Thales. Conçu afin de faire face aux menaces actuelles et futures, le Sea Fire est un système évolutif.
« Par l’ajout de modules logiciels, nous pouvons renforcer le traitement radar et l’adapter à l’évolution des menaces au fil du temps », détaille ainsi Thales. Grâce à une mise à jour logiciel il est donc possible de reconfigurer le système. Cette capacité évolutive faisait partie des exigences demandées par la Marine. En effet, la durée de vie d’une FDI est estimée à 30 ans. Il est dès lors absolument nécessaire de pouvoir garantir son efficacité contre les nouvelles menaces qui apparaîtront au fil du temps. 

 

FDI 

Le premier radar devant venir équiper les FDI est actuellement en cours de production. La livraison du système devrait avoir lieu fin 2020, sur le site de Lorient. La première FDI devrait quant à elle être remise à la Marine en 2023. Les livraisons auront ensuite lieu à un intervalle de 18 mois, avec comme objectif final de doter la Marine de cinq frégates de défense et d’intervention d’ici à 2030, soit 15 frégates de premier rang, comme cela est prévu par la LPM 2019-2025. 

La FDI a été imaginée afin de pouvoir répondre aux menaces asymétriques. Elle intègre dans ce sens un centre d’opération dédié ainsi qu’un système de sécurité cyber afin de pouvoir détecter et répondre à toute attaque cyber conduite contre les forces françaises. Le CO « menaces asymétriques » représente quant à lui « une capacité d'engagement rapide des moyens de lutte contre la menace identifiée », détaille la DGA. « Situé derrière la passerelle, ce centre dirigera la lutte contre les menaces terroristes aériennes et de surface, notamment les mini-drones et les embarcations piégées », ajoute le Ministère des Armées. Un data center permet par ailleurs de collecter et traiter les informations collectées par les capteurs afin de fournir une image détaillée de la situation opérationnelle. Ce data center permet également de « gérer la puissance de calcul requise pour les applications de nouvelle génération », explique la Marine. 

 

Communications

Outre le développement des radars Sea Fire devant venir équiper les FDI, Thales fournit également des systèmes de communication embarqués, à savoir le COMTICS et le Partner-C. Le premier vise à faciliter la communication à bord entre les marins et favorise le partage d'informations. Nouvelle solution Thales, la mise en œuvre opérationnelle de ce système se fera à bord des frégates de défense et d'intervention. Quant à Partner-C, il s'agit du « véritable centre nerveux du système de communication du navire. Il lui permet entre autres de gérer tous les équipements du bateau, d’identifier les appareils défectueux, de configurer des chaînes radio... », explique Thales. La gestion des communications se retrouve facilitée grâce à l'emploi de solutions de cybersécurité et au recours à l'intelligence artificielle, permettant ainsi un traitement accéléré de l'ensemble des données collectées.

 

Justine BOQUET
Air et Cosmos

 

Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

 

 

Source : www.asafrance.fr
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