ARMEMENT - DRONE : Les drones SDTI français déployés à Bambari, en RCA, et prêts à voler.

Posté le samedi 27 mai 2017
ARMEMENT - DRONE : Les drones SDTI français déployés à Bambari, en RCA, et prêts à voler.

Les drones SDTI du 61e RA sont prêts à voler dans le ciel centrafricain.

Leur déploiement en RCA, au profit de la Minusca qui a bien besoin de capacités complémentaires pour assurer d'une part sa propre protection et d'autre part celle des populations civiles, avait été annoncé par JeanYves Le Drian en octobre 2016. Les effectifs français annoncés étaient de l'ordre de 90 hommes.

L'Onu confirme désormais leur déploiement, tout comme l'EMA français qui précise  toutefois que les modalités pratiques (dans le cadre d'un MoU) ne sont pas encore tout à fait réglées mais que les vols sont imminents. Une annonce conjointe est attendue.

Abel Sprang, notre correspondant en RCA, était la semaine dernière à Bambari, au nord-est de Bangui. Il n'a pas pu accéder aux équipes et aux engins français mais les habitants ont témoigné de leur présence dans cette localité remuante.

« Les Français sont de retour, je les ai vus !, s'est ainsi exclamé Maixant, visiblement heureux. « Ils ne se cachent pas, c'est connu de tous », ajoutait Robin, humanitaire français basé dans cette localité.

« Ca fait quelques semaines que je vois les militaires français circuler sur les axes de la Ouaka, au départ ça m'a étonné, puis on m'a rapidement confirmé que c'était nos pilotes de drones », affirmait Xavier, ancien militaire français, aujourd'hui consultant pour l'Onu.

Thierry Vircoulon, spécialiste de la région, chercheur à l'IFRI, s'interroge, lui, sur l'efficacité réelle d'un tel dispositif, exemple à l'appui: « Les drones de la Monusco en RDC n'ont rien changé au problème. Un drone est juste une caméra avec des ailes, après si la force sur le terrain n'est pas réactive, ça ne sert pas à grand chose d'avoir les infos visuelles". Et le chercheur de conclure: "On peut avoir des yeux dans les airs mais il faut aussi avoir des gens actifs sur le terrain et les drones ne règlent pas le problème de passivité des casques bleus ».

 

Philippe CHAPLEAU

 

Source : Lignes de Défense
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