EXERCICE DE SIMULATION : Et si demain le BPC russe coulait au large de la Suède …

Posté le mercredi 18 mars 2015
EXERCICE DE SIMULATION : Et si demain le BPC russe coulait au large de la Suède …

Par Nicolas GROS-VERHEYDE - Bruxelles 2(BRUXELLES2)

« Au cours d’une sortie de qualification en mer d’un des BPC vendus par la France à la Russie , des marins russes mutins s’emparent du navire et le convoient via la Manche et la Mer du Nord vers St Petersbourg. Mais ce qui devait être une nouvelle affaire des vedettes de Cherbourg (1967) s’achève dramatiquement puisque le navire est torpillé par un sous-marin non identifié, en mer Baltique, à la limite des eaux territoriales suédoises. Il y a de nombreux morts dont les otages civils et militaires français qui encadraient, au départ, les marins russes. »

Un scénario improbable… ou presque !

C’est sur ce scénario « totalement improbable » (encore que), que les étudiants de la MLEDS (la Mission Lille Eurométropole Défense Sécurité) plancheront ce soir (mardi 10 mars de 18h à 20h). Comme le dit son directeur, Philippe Vandenberghe, « le but de l’exercice est de démontrer le caractère irréfragable des non-dits et des jeux d’alliances diplomatiques où l’on part d’incident très régional pour , dans une logique irrépressible , aboutir vers la  » catastrophe majeure « , annoncée par Paul Virilio ». Au cours de l’exercice — poursuit-il — « seront ainsi déconstruits les engagements des uns envers les autres pour aboutir à des jeux à fronts renversés où coupables et victimes se confondent dans des logiques qui les dépassent et où gagnent les acteurs les moins impliqués à l’origine de la crise »

Un jeu diplomatique

Car le jeu diplomatique va se poursuivre. « La France réclame, à la fois, une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU et l’application de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord. A la réunion à l’ONU se sont opposés les vetos russes et chinois. Aussi, l’OTAN a donc décidé de provoquer une réunion de la dernière chance à Lille. Cette réunion permettra-t-elle de faire sauter les blocages apparus au Conseil de Sécurité ? Rien n’est moins sûr. La marge de manœuvre des intervenants est particulièrement étroite, notamment pour la Commission et les pays européens dont les intérêts divergent vis à vis de la Russie. »

Un « jeu » qui promet d’être passionnant. D’autant que toute ressemblance avec une situation existante ou pouvant exister serait, bien entendu, tout à fait fortuite

Nicolas GROS-VERHEYDE

Source : Bruxelles 2
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