IRAK. La France procède à son premier raid de masse contre l'EI

Posté le dimanche 26 octobre 2014
IRAK. La France procède à son premier raid de masse contre l'EI

« L'armée française estime avoir « fait mal » à l'EI avec ses récents bombardements ».

Lors de cette septième frappe française, l'armée a détruit des bâtiments dans lesquels l'Etat islamique produisait des armes.

Les forces de la coalition, dont les forces françaises, ont frappé et détruit un centre d'entraînement du groupe Etat islamique (EI) dans la nuit de jeudi à vendredi dans la région de Kirkouk (nord), a indiqué vendredi 24 octobre le chef d'état-major des armées françaises, Pierre de Villiers. « Cette nuit, nous avons fait une grosse opération en Irak. Nous avons détruit des bâtiments dans lesquels Daech (Etat islamique) produisait leurs pièges, leurs bombes, leurs armes pour attaquer les forces irakiennes », a déclaré Pierre de Villiers sur Europe 1.

Il s'agit de la première participation des forces françaises à un raid de masse, selon l'état-major. « De l'ordre de 70 bombes ont été larguées, nous avons tiré 12 bombes guidées au laser et nous avons fait but ». « Ce sont des bombes que nous avons utilisées pour la première fois cette nuit de façon à détruire les bâtiments dans lesquels était l'arsenal de Daesh, ce sont des bombes que nous pouvons tirer à distance », a précisé Pierre de Villiers. « Je crois pouvoir dire qu'on leur a fait mal cette nuit. L'opération est réussie », a-t-il affirmé. « Bien sûr nous avons les moyens de faire davantage, nous avons neuf  Rafale qui décollent des EAU (Emirats arabes unis), nous pouvons en mettre plus si nécessaire », a-t-il ajouté.

Vers un conflit long

Depuis le début, mi-septembre, de l'opération française baptisée Chammal, les forces françaises avaient jusque-là frappé à six reprises en Irak contre l'organisation djihadiste Etat Islamique. Il s'agit de leur première participation à un raid de masse. Interrogé sur l'opportunité d'envoyer des troupes au sol, le chef d'état-major de l'armée française a rappelé que la logique de la coalition dirigée par les Américains était que « les troupes au sol soient les forces locales. Le plan de campagne est en cours de constitution. Nous verrons comment nous allons nous organiser. Il faudra de toute façon une action au sol pour accompagner ces bombardements et regagner le terrain progressivement », a-t-il précisé. « C'est un conflit qui sera probablement long. Il va falloir gérer le temps long de la montée en puissance de la formation des forces locales et le temps court de nos sociétés qui exigent des résultats immédiats », a observé Pierre de Villiers.

Auteurs : avec AFP Source : Le nouvel observateur.

(Sélectionné par l’ASAF :www.asafrance.fr)

Avis de l’ASAF 

:Comme tous les conflits récents, celui-ci sera long.Les forces françaises qui susceptibles d’être engagées au sol pourraient participer à l’instruction et à l’entraînement au combat des unités irakiennes et kurdes. Elles pourraient également être engagées pour « éclairer » les cibles terrestres éventuelles (blindés, nids de résistance,…) de l’armée de l’Etat islamique (EII),  avec des désignateurs laser,  afin qu’elles puissent être détruites par l’armement guidé laser des avions de la coalition.

Henri Pinard Legry

Président ASAF

Source : Le Nouvel Observateur
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