JUSTICE : L'ex-otage, Hervé Ghesquière condamné à une amende avec sursis

Posté le vendredi 12 décembre 2014
JUSTICE : L'ex-otage, Hervé Ghesquière condamné à une amende avec sursis

Source : Direct Matin, publié le 9 Décembre 2014 à 21:42

Le verdict de la cour d'appel de Douai est tombé lundi 8 septembre. Elle confirme les peines prononcées en première instance condamnant Hervé Ghesquière, le grand reporter, ancien otage des talibans, à 2 000 euros d'amende avec sursis pour diffamation.

 Le journaliste Hervé Ghesquière, son JRI Stéphane Taponier et leur traducteur avaient été capturés par les talibans en Afghanistan, le 30 décembre 2009. Ils réalisaient un reportage pour le magazine de France 3 "Pièces à Conviction". Ils ont été libérés le 29 juin 2011 après 547 jours de captivité.

Condamnation pour diffamation

C'est lors d'une interview accordée à l'hebdomadaire Les Echos du Touquet, appartenant au groupe La Voix du Nord et publiée le 29 juin 2012, que le grand reporter de France Télévisions, a qualifié l'ancien lieutenant-colonel et ancien porte-parole des forces françaises en Afghanistan Jackie Fouquereau, de "lâche".

C'est parce que le militaire n'a jamais répondu à ses SMS et lettres qu'Hervé Ghesquière se serait emporté à son encontre.

Une polémique jugée injuste par les anciens otages

Me Jean-Pierre Blesbois, l'avocat de l'ex-otage avait expliqué lors de l'audience du 10 novembre que Jackie Fouquereau était à l'origine de la polémique sur l'imprudence supposée d'Hervé Ghesquière et de son JRI  Stéphane Taponier pour recueillir des informations sur le terrain.

Hervé Ghesquière avait déjà donné son point de vue sur cette polémique dans son ouvrage "547 jours" paru en septembre 2012. Il y remettait en cause l'armée française et tout particulièrement son responsable presse en Afghanistan. Le militaire serait selon Ghesquière coupable d'avoir "intoxiqué" l'Elysée et le gouvernement en affirmant que les journalistes "cherchaient à tout prix à rencontrer des talibans", raison pour laquelle ses collègues et lui-même auraient été capturés.

 Une trop grande prise de risque sur le terrain ?

Quelques jours après leur capture, le président Nicolas Sarkozy avait critiqué une "imprudence vraiment coupable", et avait rappelé qu’"il leur avait été très clairement demandé de ne pas s’aventurer ainsi à cause des risques". Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée avait été jusqu'à parler de "chasse au scoop à tout prix".  Le 17 janvier 2010, ce dernier déclare que les journalistes font "courir des risques à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales".

Selon le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées françaises, la recherche des deux journalistes aurait couté "plus de 10 millions d’euros" et plusieurs soldats seraient morts lors des opérations visant à les secourir.

Direct Matin

 

Avis de l'ASAF:

L'ASAF se réjouit de cette décision. Elle apporte son soutien au Lieutenant-colonel Jackie FOUQUEREAU insultée de manière inacceptable par un journaliste dont la capture a entraîné un surcroît de charges important à nos forces sur le terrain.

Source : Direct Matin
Commentaires (1)
  • Leclercq
    14 décembre 2014 à 07:49 |
    Et non, la carte de presse n'autorise pas tout!
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