OFFICIEL : Le patrouilleur Le Malin à l’avant-poste dans la lutte contre l’immigration clandestine.

Posté le jeudi 14 janvier 2016
OFFICIEL : Le patrouilleur Le Malin à l’avant-poste dans la lutte contre l’immigration clandestine.

Dans le cadre de l’application des mesures post-attentats du 13 novembre 2015 à Paris et de la déclaration de l’état d’urgence élargi à l’outre-mer, le patrouilleur Le Malin est venu renforcer le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine par voie maritime à Mayotte du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Intégré dans un dispositif inter-administrations coordonné par le poste de commandement de l’action de l’État en mer (PC AEM) de la base navale de Mayotte, Le Malin a patrouillé autour de Mayotte et en bordure des eaux territoriales françaises et comoriennes offrant plus de profondeur au dispositif déjà en place. Son action d’observation a permis de donner davantage de préavis aux intercepteurs de la Marine nationale, de la gendarmerie maritime, départementale et de la police de l’air et des frontières pour intercepter les embarcations traditionnelles locales, les kwassa-kwassa chargés de migrants en-dehors du lagon mahorais.

Le Malin a également participé au volet maritime de l’opération M’Tsamboro III menée par le Détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM) sur le point de passage habituel des passeurs vers Mayotte. Cette opération maritime et terrestre menée par le patrouilleur et le DLEM est une première depuis leur jumelage le 30 avril 2013*. La présence du Malin a permis d’affiner l’analyse des modes opératoires des passeurs (moyens et routes) et de développer des modes d'action inter-administrations coordonnés par le PC AEM avec un moyen hauturier. Cette présence a également permis de diminuer ponctuellement le flux de migrants. Ainsi, l’équipage du patrouilleur a contribué directement à l’interception d’une centaine de migrants transportés à bord de kwassas-kwassas surchargés, dans des conditions sanitaires souvent dégradées.

 

Avant de quitter les eaux mahoraises, l’équipage du patrouilleur a eu le privilège de recevoir à bord la visite de M. Seymour Morsi, préfet de Mayotte. Il a tenu à remercier et féliciter personnellement les marins pour les actions menées et les résultats obtenus.

 

Près de 3 500 marins sont engagés, en permanence, en métropole et outre-mer pour :

-          Surveiller : déceler et évaluer la menace en mer ou aux approches du territoire national afin de garantir les conditions de sûreté nécessaires à la tenue de la posture de dissuasion ainsi que la sûreté générale des sites militaires et non militaires « point d’importance vitale » en bordure de littoral et, notamment, les grandes bases et ports

-          Renseigner : fournir une appréciation autonome de situation aux autorités civiles et militaires sur les activités suspectes ou hostiles en mer et les menaces d’origine maritime.

-          Agir : participer, dans le volet maritime, à la lutte contre les dangers majeurs tels que le terrorisme, les trafics de drogues, d’armes ou de migrants et apporter des réponses opérationnelles immédiates en cas de gestion d’une crise majeure en mer, notamment terroriste

 

Ces 3 500 marins, au service de la protection du territoire national et de la sécurité des Français, représentent un effort continu considérable pour la Marine nationale, soit près de 10% de l’ensemble de ses effectifs. En outre, ce dispositif est renforcé par l’action de la Marine dans la profondeur, qui permet, dans le cadre des fonctions stratégiques définies par le Livre Blanc, d’anticiper, de prévenir, voire de contrer les menaces au plus loin du territoire national.

 

 

Marine nationale


 

 

 

* : Le Malin et le DLEM ont signé un accord de jumelage à l’occasion de la célébration des 150 ans de la bataille de Camerone. 

Source : defense.gouv.fr
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