RWANDA, il y a 25 ans : Amaryllis opération humanitaire sauve 450 Français et plus de 800 étrangers Texte extrait du hors-série ASAF (collection Mémoire et Vérité) consacré à : "Les paras français, un siècle d'histoire".

Posté le vendredi 12 avril 2019
RWANDA,  il y a 25 ans : Amaryllis opération humanitaire sauve 450 Français et plus de 800 étrangers Texte extrait du hors-série ASAF (collection Mémoire et Vérité) consacré à : "Les paras français, un siècle d'histoire".

1994 Rwanda : opération Amaryllis à Kigali

 

Le 06 avril 1994, vers 21h00, l’avion du président rwandais Habyarimana qui était accompagné par le président burundais Ntariyamira est abattu à proximité de l’aéroport de Kigali. Très rapidement, la situation se dégrade dans la capitale rwandaise. Dix parachutistes belges sous casque bleu qui s’opposent à l’enlèvement du Premier ministre hutu modéré, Mme. Uwilingiximana qui sera assassinée, sont massacrés par la foule et des éléments de la garde présidentielle sans que les forces de l’ONU du général Dallaire n’interviennent. Elles ont en effet reçu l’ordre de s’enfermer dans leurs cantonnements. Deux gendarmes français coopérants, les adjudantschefs Didot et Maïer, ainsi que l’épouse du premier sont également assassinés.

À Bouar en République centrafricaine, l’état-major tactique (EMT) du 3e RPIMa et la 1ère compagnie en fin de mission sont en train de faire leurs bagages pour rentrer sur la France. À Bangui se trouve stationnée la compagnie d’éclairage et d’appui (CEA). Le détachement est mis en alerte et un EMT réduit rejoint Bangui.

Le 8 avril à 21h00, l’EMT avec deux véhicules légers P4 transmissions, une équipe du 13e RDP, une équipe de commandos parachutistes et la CEA décollent de Bangui à bord de quatre C160. Silence radio de rigueur. La distance à parcourir, l’altitude de Kigali et la température ne permettent pas une pleine charge des aéronefs. Mission : « Tenir et contrôler l’aéroport de Kigali pour le 9 avril matin. Être en mesure d’accueillir des renforts nationaux ou alliés et de participer à une opération d’évacuation de ressortissants de différentes nationalités ».

Le 9 avril à 01h00, à 5 minutes du terrain, une brève prise de contact radio avec une petite équipe de coopérants militaires confirme que la piste est libre. Ils ont réussi à convaincre les militaires rwandais de retirer les obstacles qui l’obstruaient. Les 4 C160 effectuent un poser d’assaut. Le débarquement s’effectue en deux minutes. Trois avions redécollent immédiatement. Un Transall reste sur place pour une éventuelle évacuation de ressortissants blessés.

Les sections prennent le contrôle de l’aérogare et se mettent aussitôt à la recherche de véhicules pour assurer leur motorisation. Des moyens de l’ONU abandonnés, des camions civils sont récupérés dans les environs. Certains sont badigeonnés de latérite pour faciliter leur identification et effacer le marquage d’origine. Les liaisons radio avec Paris, Bangui et l’ambassade de France qui se trouve à une dizaine de kilomètres sont établies. Un Transall en provenance de Bangui amène une section de renfort et une antenne chirurgicale légère qui se déploie dans le hall de l’aérogare. De nombreux tirs se font entendre en direction de la ville qui s’étend à l’ouest et au nord de l’aéroport.

À l’aube, après contact avec l’ambassadeur de France et un rapide point de situation, décision est prise de faire de l’école française, qui se trouve à proximité de la chancellerie, le point de regroupement principal des ressortissants. Deux heures plus tard, une section sécurise l’ambassade et l’école française afin d’accueillir les premiers ressortissants qui souhaitent volontairement partir, la consigne d’évacuation n’étant pas encore donnée par l’ambassadeur. Ils sont acheminés sur l’aéroport et évacués en début de soirée avec une douzaine de ressortissants rwandais désignés par le représentant de l’ambassade.

 

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Texte extrait du hors-série ASAF (collection Mémoire et Vérité)
consacré à : "Les paras français, un siècle d'histoire".

 

Diffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr

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