SCAF: Airbus collabore au projet de système de combat aérien du futur

Posté le mardi 05 novembre 2019
SCAF: Airbus collabore au projet de système de combat aérien du futur

La collaboration au cœur du SCAF


Airbus est revenu sur le programme SCAF en insistant sur l'enjeu de la collaboration entre plateformes à l'occasion de son évènement Trade Media Briefing (TBM) qui se déroule du 4 au 6 novembre.

Lundi 4 novembre c'est ouvert l'événement TBM d'Airbus. Parmi les sujets mis à l'honneur cette première journée figurait le SCAF, système de combat aérien du futur. Un sujet d'actualité alors que la Ministère des Armées, Florence Parly, annonçait le 17 octobre dernier que la signature d'un contrat pour un démonstrateur interviendrait début 2020.

Airbus a ainsi rappelé les ambitions de ce programme, visant à pouvoir faire face aux menaces futures et à leurs évolutions au cours des prochaines années. Se voulant volontairement évolutif, le SCAF devra intégrer des plateformes ouvertes pouvant être modernisées afin de répondre aux enjeux et menaces à venir. Comme l'indique son nom, le SCAF est avant tout un système intégrant différentes plateformes. Si le NGF, new generation fighter, apparaît comme la brique principale, il n'en est pas pour autant la seule. « Seul, même un avion très puissant ne pourra pas répondre à l'ensemble des menaces », met ainsi en avant Bruno Fichefeux, directeur du programme SCAF. Un volet important repose ainsi sur la collaboration des vecteurs.

Le NGF devra ainsi notamment s'appuyer sur des drones, également dénommés dans ce cadre Remote Carriers. Souvent caractérisés de biens consommables, ces aéronefs sans pilote permettent de mener des missions de reconnaissance ou des opérations en environnements complexes afin d'éviter une exposition trop importante des chasseurs et garantir la sécurité des équipages. Les « Remote Carriers deviennent alors des multiplicateurs de force » ajoute Bruno Fichefeux.

Mais au-delà d'une collaboration drones – chasseurs, il est également crucial que ces plateformes de nouvelle génération puissent collaborer avec les vecteurs existants et composants les forces aériennes des trois parties prenantes – Allemagne, Espagne et France. On pense notamment aux Eurofighter, aux Rafale, aux MRTT ou encore aux l'A400M.

Le système devra par ailleurs être conçu en gardant en tête l'impératif d'interopérabilité avec les plateformes mises en œuvre par nos alliés. De nombreuses opérations sont menées en coalition et des exercices interalliés sont fréquemment conduits.

Dans tous les cas, la nécessité de faire collaborer les plateformes ne doit pas se limiter au domaine aérien. Des données devront ainsi être échangées dans tous les domaines, ce qui inclut également le spatial, le maritime, le terrestre et le cyber. Pour cela, un « air cloud system » permettra d'accroître la connectivité des vecteurs et d'assurer un échange d'informations dans le but de pouvoir capitaliser sur chaque plateforme et ainsi mener une mission.

La mise en œuvre de l'ensemble de ces vecteurs devra permettre à terme d'accélérer la boucle OODA (observer, orienter, détecter, agir) et ainsi de conserver une avance sur l'adversaire.

 

Justine BOQUET
Air et Cosmos

Source photo : Airbus

 Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr
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