UNION NATIONALE DES PARACHUTISTES : Edito du président.

Posté le jeudi 21 avril 2016
UNION NATIONALE DES PARACHUTISTES : Edito du président.

Il aura donc fallu des mois d'errements et d'incompréhensibles décisions avant que l'Europe ne revienne à un minimum de bon sens face à ce qu'il est désormais convenu d'appeler la crise des migrants. Dans cette affaire, l'histoire nous commande de se référer à quelques vérités et principes d'action simples :

 

 la guerre en Syrie, en Irak ou en Afghanistan est d'abord l'affaire des Syriens, des Irakiens et des Afghans.

Dans ces pays en guerre où sont les combattants, les résistants, les forces de l’intérieur sur lesquels les armées du reste du monde pourraient s'appuyer pour gagner la guerre ? Qui lancera « l'appel du 18 Juin » de chacun de ces conflits pour, avec notre aide et l'appui de nos forces, rassembler les hommes et les femmes volontaires et capables de conduire les combats puis, un jour, de prendre en main les destinées de leur pays enfin libéré ? Il est du devoir de nos dirigeants de rappeler inlassablement ces évidences aux peuples concernés.

 

Il est insensé et fou de laisser croire que l'avenir de ces centaines de milliers de personnes est en Europe.

Le lien charnel qui unit un peuple à sa terre, à ses ancêtres et ses traditions ne peut pas être tout simplement ignoré. La Syrie, l'Irak et l'Afghanistan sont des pays de grande et vieille culture. Lorsque les combats cesseront enfin, ces nations auront besoin de tous leurs enfants pour reconstruire leurs pays. Il ne saurait y avoir de passe-droit pour quiconque à cette obligation de contribution à la renaissance de leur patrie.

 

L'Europe n'a pas vocation à accueillir durablement sur son sol ces centaines de milliers de réfugiés.

Il ne suffit pas de « vouloir vivre ensemble » pour acquérir le droit de s'intégrer à notre civilisation. Notre Europe a une histoire multimillénaire, héritée d'Athènes et de Rome, façonnée par le christianisme, l'action de ses souverains, la révolution française, l'émergence des droits de l'homme et de la démocratie occidentale. Notre Europe vit un présent fait, entre autres, d'une même perception des enjeux du monde, d'une volonté commune de bannir la guerre entre ses états membres et de l'établissement d'un modèle social érigeant l'égalité entre hommes et femmes en principe. Cette identité ne s'acquiert pas en franchissant une frontière.

Alors que faire?

Tout d'abord il faut se convaincre que tous les efforts que nous pourrions faire seront vains si nous ne réussissons pas à éradiquer la source du problème, c'est-à-dire à ramener au plus vite, d'une manière ou l'autre, un minimum de paix dans ces pays.

S'agissant des seuls réfugiés auxquels nous devons secours parce qu'ils sont réellement en danger du fait de la guerre, il faut clairement leur signifier l'obligation de retour le moment venu et donc leur apporter notre soutien sans aucune possibilité d'établissement durable, celui-ci ne pouvant résulter que du choix délibéré de chaque pays de savoir combien, qui et dans quelles conditions il estime pouvoir accueillir.

Enfin, dès que possible, nos peuples devront participer au financement de la reconstruction de ces pays car, si le monde ne fait pas rapidement et massivement ce qui est nécessaire pour les aider à se relever, les réfugiés du fait de guerre deviendront en peu de temps des réfugiés économiques qui ne voudront — qui ne pourront - plus regagner leur patrie.



Général (2S) Thierry CAMBOURNAC

Source : Général (2S) Thierry CAMBOURNAC
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