CORONAVIRUS : L'armée de l'Air engage aussi ses Dassault Falcon d'évacuation

Posté le mercredi 25 mars 2020
CORONAVIRUS : L'armée de l'Air engage aussi ses Dassault Falcon d'évacuation

Outre ses Airbus A330 Phénix, l'Armée de l'Air engage aussi ses Dassault Falcon pour réaliser des évacuations médicales dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus.

Deuxième Dassault Falcon au titre de l'alerte Stratevac

L’Armée de l’Air et le Service de santé des armées ont réalisé 12 évacuations de patients lourdement touchés par le COVID-19 en cette première semaine de confinement. Mais ces deux missions ne sont pas la seule contribution de l’Armée de l’Air qui engage aussi un deuxième Dassault Falcon au titre de l’alerte STRATEVAC (évacuation stratégique) : un appareil pourra être utilisé dans le cadre du combat contre le coronavirus, avec une capacité d’évacuation de deux patients intubés et ventilés. C'est aussi tout le système Armée de l'Air qui est à l'œuvre, avec aussi des spécialistes en décontamination de la SI-NRBC de Cazaux et des pompiers d'Istres et Villacoublay, d'où partent les vecteurs. 

Escadron de transport ET60

Un Dassault Falcon 900 et un Falcon 2000 sont en effet désormais placés en astreinte, soit 100 % des kits d’évacuation, et 50 % de la ressource de chaque type d’appareils. Cette implication rappelle celle de l’escadron de transport 60 et de l’escadrille aérosanitaire Etampes, qui fournit les convoyeuses et convoyeurs de l’air, qui, en temps normal, assurent l’alerte au profit des opérations extérieures. En moyenne, un vol est conduit chaque semaine pour rapatrier des blessés graves, la plupart du temps du Sahel. L’ET60 compte au total deux Dassault Falcon 7X (dont un réservé en permanence au Président de la République), deux Falcon 900 et deux Falcon 2000. C’est le cabinet militaire du Premier ministre qui autorise l’emploi de ces vecteurs gouvernementaux. La règle intangible est de pouvoir disposer en permanence d’un appareil pour le Président, et d’un appareil en alerte STRATEVAC. Dès qu’un Falcon est mobilisé en opérations, un deuxième le remplace dans l’astreinte. 

Capacités complémentaires

L’avantage du Dassault Falcon est qu’il aussi beaucoup plus facile à décontaminer qu’un Airbus A330 (ou un C-135FR qui peut aussi être mobilisé pour la mission Morphée), puisque l’appareil est plus petit. Et le Falcon pose sur des terrains mal pavés, pas forcément appréciés de l'A330. Il permet aussi de répondre plus directement et rapidement (l’équipage est moins nombreux) à des missions ne demandant pas le volume de patients maximal. Avec ces deux capacités, complémentaires, l’État peut gérer au mieux les demandes des autorités sanitaires.
Les armées contribuent aussi avec un hôpital de campagne en cours de montage à Mulhouse, et un porte-hélicoptères amphibie, le Tonnerre, qui a évacué 14 patients de Corse. Cette capacité, qui hébergeait aussi un Caïman Marine de la 31F, est également mobilisable sur d’autres îles ou pour évacuer des ressortissants.


Source : Air et Cosmos

Rediffsué sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

Source : www.asafrance.fr
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